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	<title>Commentaires sur : Alexandre ALARIC : Martinique déclaration d&#8217;état d&#8217;urgence</title>
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	<link>http://www.serge-letchimy.fr/2009/02/27/alexandre-alaric-martinique-declaration-de-etat-urgence/</link>
	<description>Député-Maire de Fort-de-France</description>
	<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 05:01:54 +0000</pubDate>
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		<item>
		<title>Par : Editeur</title>
		<link>http://www.serge-letchimy.fr/2009/02/27/alexandre-alaric-martinique-declaration-de-etat-urgence/comment-page-1/#comment-70</link>
		<dc:creator>Editeur</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2009 13:01:52 +0000</pubDate>
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		<description>Email : warkilla@gmail.com                                                 
  Fabrice RAQUIL        
PAWOL DEJEUNE                                           
                                                                                                                     
                                                                            
 Nous entendons certains dire que les jeunes antillais sont fainéants,      
 qu’ils ne pensent qu’à faire la fête, qu’ils sont englués dans des notions 
 de vie éphémère, baignant dans une culture plage, méchoui, discothèque,    
 consommation d’alcool et de stupéfiants à outrance etc « … ».              
                                                                            
 Ils parlent d’une jeunesse en perte de vitesse incapable de se prendre en  
 main, complaisante dans l’assistanat, dénuée de valeurs morales etc. On    
 n’en entend de belles sur les jeunes !                                     
                                                                            
 Mais dîtes moi, comment voulez vous qu’ils aient des valeurs morales       
 lorsqu’ils voient que ceux qui les gouvernent, que ceux qui sont censés    
 donner l’exemple, garants d’une soit disant éthique morale, que ceux que   
 j’appelle désormais les « voyous à cravate » sont régulièrement condamnés  
 par les tribunaux pour escroquerie, pour abus de biens sociaux, fraudes en 
 tout genre et j’en passe, de bons « prêtes » inquiétés par la justice pour 
 pédophilie, le directeur d’un banque incarcéré pour détournement de fonds, 
 un policier arrêté pour trafic de drogue et corruption ; lorsqu’ils voient 
 que le taux de chômage ne cesse de croître d’année en année. C’est comme   
 cela qu’ils en arrivent à ne plus croire en ce système, sombrent dans la   
 désillusion, dans l’oisiveté, la haine, la colère et finissent par         
 commettre l’irréparable, toute forme de larcins, dealer, voler, et même le 
 pire, tuer, s’entretuer.                                                   
                                                                            
 Tout ce qui se passe est dans le but le plus souvent d’avoir de quoi       
 assouvir ses besoins matériels et immatériels dans une société de          
 consommation où le matraquage marketing à longueur de journée ne fait que  
 renforcer ce désir de consommer toujours plus, d’avoir toujours plus, et   
 paradoxalement pour les plus démunis, de se sentir frustrer encore plus.   
                                                                            
 Pour celui qui est en manque de repères, en quête d’une identité, avoir    
 comme le copain le dernier jeans branché, la dernière paire de basket à la 
 mode, le dernier Nokia high-tech, devient une nécessité vitale et          
 existentielle.                                                             
                                                                            
 Nous ne voulons pas faire de transposition de vie, mais tant que nous      
 n’avons pas été dans une telle situation ou que nous ne nous sommes pas    
 plongés dans une profonde réflexion, il nous sera toujours plus facile de  
 critiquer, de juger avant même d’essayer de comprendre des faits qui n’ont 
 pour seul responsable, le système dans lequel nous vivons.                 
                                                                            
 Mettons-nous, ne serait-ce qu’une fois dans la peau de ce jeune qui sort   
 des bas quartiers, fraîchement diplômé, en quête d’un emploi le plus       
 souvent misérablement rémunéré, bien qu’ animé de toute bonne volonté qui  
 soit, très souvent il ira de déception en déception et peut finir par se   
 décourager face à cette société où le piston est plus qu’ incontournable   
 pour un poste de travail digne de ce nom. Une société où il est plus       
 qu’important d’être le fils de Monsieur X, voir l’ami de Monsieur Y.       
                                                                            
                                                                            
 Mettons-nous à la place de ce jeune, comment ne pas être habité de colère, 
 lorsqu’au sein d’une collectivité, ce même élu qui lui avait promit monts  
 et merveilles à l’aube d’une élection, refuse de le recevoir, sous         
 prétexte qu’il est très débordé ; ou encore, fait mine de ne plus se       
 souvenir de qui il s’agit : Vous êtes Monsieur.. ?? heuuu….. Pardonnez     
 moi, je ne vois pas qui vous êtes ? Pouvez-vous me rappeler votre nom s’il 
 vous plait ?                                                               
                                                                            
 Oui, j’oubliais, c’est le même élu qui tutoyait ce jeune dans un argot     
 maladroitement et fraîchement récupéré sur le terrain et qui le tapait     
 amicalement dans le dos. Et à toutes les doléances de ce jeune, répondait  
 « YES I CAN ».                                                             
                                                                            
 Poursuivons….. mettons-nous à la place de cette jeune demoiselle qui à son 
 premier entretien d’embauche tombe sur un DRH aussi pervers que grotesque  
 qui lui proposera comme condition d’embauche et test d’aptitude, un        
 week-end dans un hôtel de l île.                                           
                                                                            
 Mettons-nous à la place de ce jeune sur diplômé qui faute des poste à      
 pourvoir dans sa catégorie socioprofessionnelle, dans un élan de survie,   
 sera contraint d’accepter un emploi de caissier dans un fast-food ou faire 
 la plonge dans un restaurant pour faire face à ses charges quotidiennes    
 que lui impose une vie de plus en plus chère.                              
                                                                            
 A l’inverse, considérons celui qui n’a aucun diplôme en poche, en          
 situation d’échec scolaire, qui arrive dans la vie active sans expérience  
 valable, sans aucune qualification. Pour ce dernier, trouver un boulot     
 relèverait du miracle absolu, quelques petits jobs ingrats lui seront      
 proposés par ci et par là, mais rien de sérieux et durable dans le temps.  
                                                                            
 Quel espoir d’une condition de vie stable et équilibrée peut s’offrir à ce 
 dernier sachant que notre jeune diplômé a déjà du mal à trouver un emploi? 
 Que leur proposer objectivement ? Comment approcher tous ces jeunes qui    
 squattent les croisées de quartiers en vue de les persuader de se          
 réinsérer sur le marché de l’emploi lorsqu’on sait que tout ne sera que    
 promesse sans aucune garantie réelle de leur fournir un travail ?.         
                                                                            
 Il serait aberrant et paradoxal de se contenter de dire à ces jeunes : «   
 Aide toi et le ciel t’aidera » et les laisser dans la rade et prétendre en 
 même temps, vivre et construire une société égalitaire, fraternelle et     
 libre pour tous.                                                           
                                                                            
 Les plus entreprenants, les plus audacieux, entreprendront un projet       
 d’entreprise fièrement, ils opteront pour cette aventure périlleuse dans   
 le but d’accéder à un hypothétique rêve américain, monter un petite        
 affaire dont seraient fiers papa et maman. Une entreprise qui pourrait un  
 jour leur permettre d’avoir une situation de vie confortable et agréable.  
                                                                            
 Beaucoup s’y prêteront à l’aventure mais très peu de participants seront   
 présents à l’arrivée face au refus d’accompagnement des banques, le manque 
 de soutien des acteurs socio-économiques, l’humiliation ou le mépris       
 auxquels ils seront confrontés à chaque fois qu’ils frapperont la porte    
 d’un bureau pour une simple demande d’information relative à leur projet   
 d’entreprise, face au nombreux dispositifs aussi inutiles qu’inefficaces   
 dans une mise en situation réelle dans lesquels on les embarquera, face à  
 la lourdeur et à la complexité des liasses de documents administratifs à   
 remplir en contrepartie d’un faible accompagnement financier.              
 Devant ce parcours équestre semé d’embûches, « nos jeunes cavaliers        
 finissent le plus souvent par déposer leurs selles à l’écurie ;            
 découragés, ils s’assailleront devant leur téléviseur à attendre           
 patiemment le RMI ou regagneront « leur place » en attendant qu’une        
 hypothétique condition de vie meilleure s’offre à eux.                     
                                                                            
 Que propose t-on à ces 25% de chômeurs à la Martinique ? Quelles solutions 
 durables pour résorber le chômage qui progresse d’année en année ? Quel    
 avenir pour un jeune dans notre Martinique ? Quelle autre économie         
 envisageable pour celle-ci à part celle de la banane et celle de la canne  
 à sucre ?                                                                  
                                                                            
 Il est évident qu’une solution se trouve dans cette dernière               
 interrogation. Développer de nouvelles filières économiques afin de créer  
 des emplois, trouver des solutions pour cesser d’importer ce que nous      
 pouvons nous-mêmes produire, former, accompagner, financer des jeunes      
 désireux d’apprendre et entreprendre pour qu’ils constituent le fer de     
 lance de cette économie martiniquaise de demain. Prenons nous en main,     
 regardons-nous dans les yeux sans chercher constamment à rejeter la faute  
 sur « l’autre ».                                                           
 Plus de solidarité entre nous et nous y arriverons, plus d’écoute pour le  
 jeune, plus de respect, plus de tolérance, peu importe la race, peu        
 importe le niveau social, peu importe l’apparence ; ce jeune qui se        
 présente devant vous aujourd’hui, sera peut être demain celui que vous     
 n’aviez pas voulu voir au premier abord.                                   
                                                                            
 Respectons-le, ne le jugeons point, donnons lui de l’entrain et il vous    
 surprendra.                                                                
 Il y en a plein qui ne demande qu’à le faire, qu’on leur tende une main,   
 qu’on leur donne une chance de s’en sortir et de montrer ce dont ils sont  
 capables et nous restons persuadés que beaucoup nous surprendrons          
 agréablement.                                                              
                                                                            
 N’oublions pas qu’ils ne sont que les victimes pour la plupart, que le     
 reflet d’une mère malade, souffrante, désorientée qui ne sait plus comment 
 s’occuper de ses enfants et qui n’a pas d’autres choix que de les          
 abandonner, de les rejeter. Les pions d’un système dégringolant, moribond, 
 qui n’a pas encore trouvé le bon mortier pour obstruer les nombreuses      
 fissures qui fragilisent ses fondations.                                   
                                                                            
 Les jeunes d’aujourd’hui sont les hommes de demain. Les jeunes             
 d’aujourd’hui sont la société de demain. Ne pas se soucier d’eux           
 aujourd’hui équivaut à condamner la société de demain à un avenir encore   
 plus incertain et encore plus sombre.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Email : <a href="mailto:warkilla@gmail.com">warkilla@gmail.com</a><br />
  Fabrice RAQUIL<br />
PAWOL DEJEUNE                                           </p>
<p> Nous entendons certains dire que les jeunes antillais sont fainéants,<br />
 qu’ils ne pensent qu’à faire la fête, qu’ils sont englués dans des notions<br />
 de vie éphémère, baignant dans une culture plage, méchoui, discothèque,<br />
 consommation d’alcool et de stupéfiants à outrance etc « … ».              </p>
<p> Ils parlent d’une jeunesse en perte de vitesse incapable de se prendre en<br />
 main, complaisante dans l’assistanat, dénuée de valeurs morales etc. On<br />
 n’en entend de belles sur les jeunes !                                     </p>
<p> Mais dîtes moi, comment voulez vous qu’ils aient des valeurs morales<br />
 lorsqu’ils voient que ceux qui les gouvernent, que ceux qui sont censés<br />
 donner l’exemple, garants d’une soit disant éthique morale, que ceux que<br />
 j’appelle désormais les « voyous à cravate » sont régulièrement condamnés<br />
 par les tribunaux pour escroquerie, pour abus de biens sociaux, fraudes en<br />
 tout genre et j’en passe, de bons « prêtes » inquiétés par la justice pour<br />
 pédophilie, le directeur d’un banque incarcéré pour détournement de fonds,<br />
 un policier arrêté pour trafic de drogue et corruption ; lorsqu’ils voient<br />
 que le taux de chômage ne cesse de croître d’année en année. C’est comme<br />
 cela qu’ils en arrivent à ne plus croire en ce système, sombrent dans la<br />
 désillusion, dans l’oisiveté, la haine, la colère et finissent par<br />
 commettre l’irréparable, toute forme de larcins, dealer, voler, et même le<br />
 pire, tuer, s’entretuer.                                                   </p>
<p> Tout ce qui se passe est dans le but le plus souvent d’avoir de quoi<br />
 assouvir ses besoins matériels et immatériels dans une société de<br />
 consommation où le matraquage marketing à longueur de journée ne fait que<br />
 renforcer ce désir de consommer toujours plus, d’avoir toujours plus, et<br />
 paradoxalement pour les plus démunis, de se sentir frustrer encore plus.   </p>
<p> Pour celui qui est en manque de repères, en quête d’une identité, avoir<br />
 comme le copain le dernier jeans branché, la dernière paire de basket à la<br />
 mode, le dernier Nokia high-tech, devient une nécessité vitale et<br />
 existentielle.                                                             </p>
<p> Nous ne voulons pas faire de transposition de vie, mais tant que nous<br />
 n’avons pas été dans une telle situation ou que nous ne nous sommes pas<br />
 plongés dans une profonde réflexion, il nous sera toujours plus facile de<br />
 critiquer, de juger avant même d’essayer de comprendre des faits qui n’ont<br />
 pour seul responsable, le système dans lequel nous vivons.                 </p>
<p> Mettons-nous, ne serait-ce qu’une fois dans la peau de ce jeune qui sort<br />
 des bas quartiers, fraîchement diplômé, en quête d’un emploi le plus<br />
 souvent misérablement rémunéré, bien qu’ animé de toute bonne volonté qui<br />
 soit, très souvent il ira de déception en déception et peut finir par se<br />
 décourager face à cette société où le piston est plus qu’ incontournable<br />
 pour un poste de travail digne de ce nom. Une société où il est plus<br />
 qu’important d’être le fils de Monsieur X, voir l’ami de Monsieur Y.       </p>
<p> Mettons-nous à la place de ce jeune, comment ne pas être habité de colère,<br />
 lorsqu’au sein d’une collectivité, ce même élu qui lui avait promit monts<br />
 et merveilles à l’aube d’une élection, refuse de le recevoir, sous<br />
 prétexte qu’il est très débordé ; ou encore, fait mine de ne plus se<br />
 souvenir de qui il s’agit : Vous êtes Monsieur.. ?? heuuu….. Pardonnez<br />
 moi, je ne vois pas qui vous êtes ? Pouvez-vous me rappeler votre nom s’il<br />
 vous plait ?                                                               </p>
<p> Oui, j’oubliais, c’est le même élu qui tutoyait ce jeune dans un argot<br />
 maladroitement et fraîchement récupéré sur le terrain et qui le tapait<br />
 amicalement dans le dos. Et à toutes les doléances de ce jeune, répondait<br />
 « YES I CAN ».                                                             </p>
<p> Poursuivons….. mettons-nous à la place de cette jeune demoiselle qui à son<br />
 premier entretien d’embauche tombe sur un DRH aussi pervers que grotesque<br />
 qui lui proposera comme condition d’embauche et test d’aptitude, un<br />
 week-end dans un hôtel de l île.                                           </p>
<p> Mettons-nous à la place de ce jeune sur diplômé qui faute des poste à<br />
 pourvoir dans sa catégorie socioprofessionnelle, dans un élan de survie,<br />
 sera contraint d’accepter un emploi de caissier dans un fast-food ou faire<br />
 la plonge dans un restaurant pour faire face à ses charges quotidiennes<br />
 que lui impose une vie de plus en plus chère.                              </p>
<p> A l’inverse, considérons celui qui n’a aucun diplôme en poche, en<br />
 situation d’échec scolaire, qui arrive dans la vie active sans expérience<br />
 valable, sans aucune qualification. Pour ce dernier, trouver un boulot<br />
 relèverait du miracle absolu, quelques petits jobs ingrats lui seront<br />
 proposés par ci et par là, mais rien de sérieux et durable dans le temps.  </p>
<p> Quel espoir d’une condition de vie stable et équilibrée peut s’offrir à ce<br />
 dernier sachant que notre jeune diplômé a déjà du mal à trouver un emploi?<br />
 Que leur proposer objectivement ? Comment approcher tous ces jeunes qui<br />
 squattent les croisées de quartiers en vue de les persuader de se<br />
 réinsérer sur le marché de l’emploi lorsqu’on sait que tout ne sera que<br />
 promesse sans aucune garantie réelle de leur fournir un travail ?.         </p>
<p> Il serait aberrant et paradoxal de se contenter de dire à ces jeunes : «<br />
 Aide toi et le ciel t’aidera » et les laisser dans la rade et prétendre en<br />
 même temps, vivre et construire une société égalitaire, fraternelle et<br />
 libre pour tous.                                                           </p>
<p> Les plus entreprenants, les plus audacieux, entreprendront un projet<br />
 d’entreprise fièrement, ils opteront pour cette aventure périlleuse dans<br />
 le but d’accéder à un hypothétique rêve américain, monter un petite<br />
 affaire dont seraient fiers papa et maman. Une entreprise qui pourrait un<br />
 jour leur permettre d’avoir une situation de vie confortable et agréable.  </p>
<p> Beaucoup s’y prêteront à l’aventure mais très peu de participants seront<br />
 présents à l’arrivée face au refus d’accompagnement des banques, le manque<br />
 de soutien des acteurs socio-économiques, l’humiliation ou le mépris<br />
 auxquels ils seront confrontés à chaque fois qu’ils frapperont la porte<br />
 d’un bureau pour une simple demande d’information relative à leur projet<br />
 d’entreprise, face au nombreux dispositifs aussi inutiles qu’inefficaces<br />
 dans une mise en situation réelle dans lesquels on les embarquera, face à<br />
 la lourdeur et à la complexité des liasses de documents administratifs à<br />
 remplir en contrepartie d’un faible accompagnement financier.<br />
 Devant ce parcours équestre semé d’embûches, « nos jeunes cavaliers<br />
 finissent le plus souvent par déposer leurs selles à l’écurie ;<br />
 découragés, ils s’assailleront devant leur téléviseur à attendre<br />
 patiemment le RMI ou regagneront « leur place » en attendant qu’une<br />
 hypothétique condition de vie meilleure s’offre à eux.                     </p>
<p> Que propose t-on à ces 25% de chômeurs à la Martinique ? Quelles solutions<br />
 durables pour résorber le chômage qui progresse d’année en année ? Quel<br />
 avenir pour un jeune dans notre Martinique ? Quelle autre économie<br />
 envisageable pour celle-ci à part celle de la banane et celle de la canne<br />
 à sucre ?                                                                  </p>
<p> Il est évident qu’une solution se trouve dans cette dernière<br />
 interrogation. Développer de nouvelles filières économiques afin de créer<br />
 des emplois, trouver des solutions pour cesser d’importer ce que nous<br />
 pouvons nous-mêmes produire, former, accompagner, financer des jeunes<br />
 désireux d’apprendre et entreprendre pour qu’ils constituent le fer de<br />
 lance de cette économie martiniquaise de demain. Prenons nous en main,<br />
 regardons-nous dans les yeux sans chercher constamment à rejeter la faute<br />
 sur « l’autre ».<br />
 Plus de solidarité entre nous et nous y arriverons, plus d’écoute pour le<br />
 jeune, plus de respect, plus de tolérance, peu importe la race, peu<br />
 importe le niveau social, peu importe l’apparence ; ce jeune qui se<br />
 présente devant vous aujourd’hui, sera peut être demain celui que vous<br />
 n’aviez pas voulu voir au premier abord.                                   </p>
<p> Respectons-le, ne le jugeons point, donnons lui de l’entrain et il vous<br />
 surprendra.<br />
 Il y en a plein qui ne demande qu’à le faire, qu’on leur tende une main,<br />
 qu’on leur donne une chance de s’en sortir et de montrer ce dont ils sont<br />
 capables et nous restons persuadés que beaucoup nous surprendrons<br />
 agréablement.                                                              </p>
<p> N’oublions pas qu’ils ne sont que les victimes pour la plupart, que le<br />
 reflet d’une mère malade, souffrante, désorientée qui ne sait plus comment<br />
 s’occuper de ses enfants et qui n’a pas d’autres choix que de les<br />
 abandonner, de les rejeter. Les pions d’un système dégringolant, moribond,<br />
 qui n’a pas encore trouvé le bon mortier pour obstruer les nombreuses<br />
 fissures qui fragilisent ses fondations.                                   </p>
<p> Les jeunes d’aujourd’hui sont les hommes de demain. Les jeunes<br />
 d’aujourd’hui sont la société de demain. Ne pas se soucier d’eux<br />
 aujourd’hui équivaut à condamner la société de demain à un avenir encore<br />
 plus incertain et encore plus sombre.</p>
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