Hommage à un grand martiniquais Camille Darsières
14 mars 2009DEUX ORIGINES, UN SEUL OBJET
Cet hommage à Camille Darsières a une double origine. C’est d’abord une réponse à une préoccupation immédiate. Une réaction à chaud à un événement qui nous a tous surpris par sa brutalité : la mort de Camille Darsières, le 14 décembre 2006. C’est une longue réplique à la courte réponse du seul camarade qui ait exprimé par écrit un avis sur les propositions faites pour la pérennisation de sa mémoire.
Mais c’est aussi le point de départ d’un projet conçu du vivant de Camille : un court article pour le dictionnaire du mouvement ouvrier français de Maitron et une brochure pour un cours de formation politique. Il me semblait qu’il fallait saisir l’occasion de sa disparition, pour dire deux ou trois choses, en général assez mal connues, en particulier de nos jeunes camarades mais aussi du grand public.
Après une ébauche, rapide, fin décembre 2006-janvier 2007, j’ai laissé tomber. Cela ne semblait pas dans l’air du temps. Nous avions d’autres préoccupations immédiates, les élections présidentielles et les législatives en 2007, la préparation des municipales et des cantonales pour 2008, sans parler de la gestion de menus problèmes domestiques, nés de la scission de 2006. J’ai eu tort.
J’ai repris ce travail le 19 mai 2007, suite à un appel téléphonique, presque d’un rappel à l’ordre, de notre camarade Lucienne Notte qui connaissait Camille autant que moi, notre profonde amitié et nos réelles divergences. Elle me rappelait que c’était le 75e anniversaire de la naissance de Camille et me demandait si j’avais prévu quelque chose et où en était le travail dont je lui avais parlé sur Camille. Je n’avais aucune qualité pour prévoir quoi que ce soit à cette occasion. Mais à ma très grande honte, j’ai dû avouer à cette camarade que je n’y pensais plus, que ce que je pouvais avoir à dire, moi, de Camille ou sur Camille, n’intéressait d’ailleurs plus grand monde. Mais cela me tracassait. J’ai interrogé deux ou trois copains proches de Camille. Ils partageaient l’avis de Lucienne : je devais achever ce que j’avais commencé. J’ai repris mon texte, en pensant l’intégrer dans un cours de formation politique pour le balisier du Robert auquel appartenait le seul camarade qui eût daigné me répondre par écrit. Ce balisier avait d’autres soucis.
Je n’ai finalement achevé ce travail qu’après la mort de Césaire, autrement dit près de seize mois après l’avoir commencé, sans bouleverser l’économie générale du texte. Sauf un court passage sur les néos-bissettistes quand j’ai appris au mois de juillet que le SERMAC avait programmé un hommage qui n’osait pas dire son nom à Cyrille Bissette, au premier festival Culturel de la ville de Fort-de-France, ayant suivi l’enterrement de l‘inventeur de ce Festival.
Édouard de LÉPINE
Extrait de: “HOMMAGE À UN GRAND MARTINIQUAIS CAMILLE DARSIÈRES”
K. éditions 2009




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Hommage de L’Arbre à Vie: Dans la multitude de “tracasseries” des hommes politique, je retiens de ce grand homme, qui a consacré beaucoup de son temps à la “cause” martiniquaise, ceci: il avait au téléphone accepté de parler avec moi sur un projet que je lui avait soumis, il semblais tellement interessé qu’il en avait parler lors de sa candidature à une élection, ce projet j’en parle depuis douze ans, il s’agit du “gardien de zone” et qui sait, peut être que s’il était encore là , il aurait fait comprendre à d’autres que, comme dit notre grand patriarche “que les affaires martiniquaises doivent être traitées par les martiniquais!