Assemblée nationale : Question de serge Letchimy
17 mars 2009Bilan des événements aux Antilles
M. le président. La parole est à M. Serge Letchimy, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
M. Serge Letchimy. Ma question s’adresse au Premier ministre.
Monsieur le Premier ministre, il est certes trop tĂ´t pour disposer d’une Ă©valuation rĂ©elle des Ă©vĂ©nements qui se sont dĂ©roulĂ©s aux Antilles, mais ce serait d’après moi une erreur de rĂ©duire ces mouvements sociaux aux seules revendications des plateformes syndicales. Il y a derrière un problème de fond.
Si le Gouvernement s’est attachĂ© Ă rĂ©pondre aux enjeux sociaux, il nous appartient de ne pas sombrer dans le syndrome de la recette Ă court terme et de bien prendre conscience que les Ă©vĂ©nements ne procĂ©daient ni de caprices d’assistĂ©s, ni d’un macoutisme larvĂ©.
Il nous appartient de rĂ©agir Ă certaines insinuations qui s’efforcent de prĂ©senter nos pays comme des appendices coĂ»teux que la RĂ©publique porterait Ă bout de bras et qui n’apporteraient rien au patrimoine français. Je pourrai faire la dĂ©monstration contraire, aux plans intellectuel, gĂ©opolitique ou Ă©cologique.
En fait, l’Hexagone nous connaĂ®t mal, et il faudrait y rĂ©pandre l’idĂ©e qu’il n’y a pas seulement lĂ des populations Ă assister, mais des entitĂ©s vĂ©ritables, faites d’histoires, de cultures, de savoirs. Un exemple incomprĂ©hensible, monsieur Borloo : comment expliquez-vous l’abandon du projet d’inscrire les plantes mĂ©dicinales dans la pharmacopĂ©e française, alors que cela figurait dans le Grenelle I ?
Les Ă©vĂ©nements ont rĂ©vĂ©lĂ© un dĂ©sir de Martinique, un vouloir de Guadeloupe, une volontĂ© de faire peuple et d’ĂŞtre reconnus comme tels sans pour cela entrer dans une logique de rupture avec la France.
Ma question, monsieur le Premier ministre, demande moins une rĂ©ponse, qu’une prise de conscience politique : Quand donc la France renouera-t-elle avec ce gĂ©nie qui fut le sien dans l’exigence de libertĂ©, de dignitĂ© et de responsabilitĂ© offerte Ă tous les peuples du monde ? Quand la France rĂ©ussira-t-elle Ă conjuguer droit Ă l’Ă©galitĂ© et droit Ă la diffĂ©rence ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
M. le président. La parole est à M. Yves Jégo, secrétaire d’État chargé de l’outre-mer.
M. Yves Jégo, secrétaire d’État chargé de l’outre-mer. Monsieur le député-maire de Fort-de-France, vous avez raison de vouloir dépasser les aléas de l’actualité, aussi difficile soit-elle. En effet, au-delà de la crise sociale et des revendications, même fondées, qui la sous-tendaient, c’est à l’avenir du lien entre les outremers et la République qu’il faut réfléchir.
Il nous appartient de convaincre nos compatriotes qui connaissent peu ou mal l’outremer que cette partie importante de notre pays possède une véritable utilité stratégique, qu’elle fait partie de notre histoire et de notre roman national, qu’elle est porteuse d’espoirs et de perspectives.
Concernant votre question précise sur la pharmacopée, je vous rassure : Jean-Louis Borloo et moi-même avons à cœur de ne pas abandonner cette perspective, tout en respectant le principe de précaution.
M. Pierre Gosnat. Il parle pour ne rien dire !
M. Yves Jégo, secrétaire d’État. Dans le cadre du projet de loi de développement économique de l’outre-mer, qui viendra en discussion dans quelque jours devant la représentation nationale, nous souhaitons également faire évoluer le modèle économique de développement de l’outremer, en l’appuyant sur ses atouts propres, sa production locale, sa capacité à développer de la croissance et pas seulement sur une économie de transferts nécessaire pour compenser les handicaps mais insuffisante face aux défis du XXIe siècle.
Nos régions ultramarines sont une chance pour notre pays et pour l’Europe, et je ne doute pas qu’ensemble, à l’occasion des états généraux, nous parviendrons à convaincre ceux qui ont pu en avoir une vision caricaturale que l’outremer, c’est l’avenir de la France ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.)




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Woulo!
Merci M. Le député Maire,
je me demande si on ne pourrais pas attaquer les mĂ©dias pour cette dĂ©sinformation de la population en gĂ©nĂ©ral: de l’hexagone, et de l’outre mer?
Et ce qui est très particulier c’est qu’en 2009 ce soit encore possible, en France,…!!!???
La Martinique est un département français et les pseudo spécialistes des Antilles qui interviennent semblent ignorer ce que cela veut dire ou implique.!!!
Et apparemment cela fait le jeu d’un gouvernement et du prsdent qui savent ou ils veulent aller et savent utiliser les mĂ©dias.
Une Ă©volution institutionnelle est nĂ©cessaire,… toutefois la population n’est pas prĂŞte; parce qu’elle n’a pas atteint le niveau de conscientisation nĂ©cessaire Ă cela,..
Certains ne vont pas laisser passer l’occasion (comme ce fut le cas pour la consulation sur l’assemblĂ©e unique) de faire planer le spectre de l’indĂ©pendance.
Cette question doit être ammenée de manière très pédagogique.
Il est évident que le modèle économique doit changer;
Il doit changer parce que l’hypercapitalisme trouve ses limites partout dans le monde et en particulier sur une petite Ă®le avec une histoire comme la notre; les tensions y sont exacerbĂ©es.
il doit s’appuyer sur la fiertĂ© d’ĂŞtre “français nĂ© en Martinique” et nègre et c’est cette spĂ©cificitĂ© qui doit transparaĂ®tre dans notre Ă©conomie:
fiertĂ© d’ĂŞtre français nĂ© en martinique=
- ouverture sur la Caraïbe pour les échanges et les approvisionnements (dans les limites et avec les exceptions possibles dans le cadre européen,ou sortir de ce cadre)
- développemetnde la complémentarité inter régions domiennes par exemple,.mais!!!..
- connaissance de notre histoire et de notre environnement, appropriation par la population et valorisation de notre histoire et de notre patrimoine,
-tirer des exemples des expĂ©rimentations des pays d’amĂ©rique du sud,
Mais ou trouver le travail “ce grand intĂ©grateur”??????!!!!!
Et pour sauver cette jeunesse….
Certains depuis longtemps la considère comme un ensemble de gĂ©nĂ©rations sacrifiĂ©es,…manipulables dans un sens et pourquoi pas dans l’autre sens?!!!
tout existe nous n’avons rien Ă inventer mais il faut faire les choses sĂ©rieusement, pour ne pas partir dans des programmes couteux et lourds Ă gĂ©rer.