Grenelle de la mer: contribution de Serge Letchimy
29 mai 2009La France des trois océans, 2nd ESPACE MARITIME FRANÇAIS…GRACE A L’OUTREMER :
Le Droit de la mer et plus particulièrement la convention de Montego Bay, signĂ©e en 1982, ont donnĂ© Ă la France, avec plus de 10 millions de km², le statut de 2ème puissance mondiale pour l’étendue de sa Zone Economique Exclusive (ZEE) et de ses plateaux continentaux. Cependant, seule une part infime (2,6 %) de ces espaces maritimes borde l’hexagone, l’essentiel Ă©tant situĂ© autour des dĂ©partements et territoires d’outre-mer, dont près de la moitiĂ© baigne la seule PolynĂ©sie française.
Ainsi, Saint-Pierre et Miquelon, Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-BarthĂ©lĂ©my, Guyane, la RĂ©union, Mayotte, Wallis et Futuna, Ă®les Eparses, Terres australes et antarctiques, PolynĂ©sie, Nouvelle CalĂ©donie, Clipperton… Les collectivitĂ©s d’outre-mer donnent Ă la France le deuxième espace maritime mondial et lui assure une prĂ©sence sur toutes les mers de la planète et des points d’appuis stratĂ©giques primordiaux.
Le grenelle de la mer doit donc être l’occasion de définir une nouveau mode de gouvernance mondiale de la mer en lien étroit avec les collectivités d’outre mer dans une perspective de gestion raisonnable et pacifiée des ressources marines et d’une protection des écosystèmes, des habitats et des espèces marines.
Il est clair que si la mer représente l’enjeu géostratégique du 21ème siècle, c’est également et avant tout un enjeu et atout majeur de développement économique pour l’outremer.
De nouveaux modes de régulation et de gouvernance sur les questions de la pêche, le tourisme, le transport maritime, l’exploitation des ressources marines, les énergies renouvelables marines, la recherche, la formation, la défense et les activités maritimes sont au cœur du développement économique de ces territoires ultramarins.
Au-delà de la relation Hexagone –territoire d’outre mer, un axe fondamental de réflexion réside dans l’ouverture des territoires d’outre mer vers leurs voisins les plus proches afin d’organiser ensemble les moyens d’un développement régional commun.
Plus que jamais, il est important de donner à ces territoires le degré d’autonomie nécessaire en matière de gouvernance et de coopération régionale afin de faciliter leur insertion dans leur espace régional et d’en faire de véritables relais de la politique française à l’international.
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