Pour sauver la démocratie: un plan d’accession à l’autonomie
6 juillet 2009L’AUTONOMIE OUI mais de toute évidence, l’art. 73 ne saurait y répondre.
L’EGALITE OUI mais de toute évidence l’art 74 montre de suite ses limites.
Lorsque Aimé CESAIRE parle d’autonomie, il parle aussi de l’autonomie de l’individu, l’autonomie de l’homme, on ne peut pas concevoir l’autonomie d’une société sans que les personnes qui composent cette société ne soit explicitement conscientes de ce qu’elles vont faire et décider dans la construction de la démocratie.
Penser nous-mêmes par nous-mêmes pour nous-mêmes ce que nous voulons pour notre pays, et l’inscrire dans le pacte Républicain Français pour évacuer ces incertitudes des résultats de négociations et s’orienter vers une constitutionnalisation de l’autonomie. Convaincre l’Etat, à avoir une conception plus moderne de l’autonomie en évitant toute précipitation.
Si nous allons à l’autonomie, allons-y franchement, clairement pour que la nouvelle collectivité puisse maîtriser tous les outils de gouvernance de développement, nécessaires au développement économique et social endogène.
Il ne s’agit surtout pas « que des petites adaptations à la marge… ».
Des études et d’importants travaux ont été réalisés, beaucoup de réflexions sont en cours, et demeurent encore dans un cadre d’expertise sans qu’il n’y ait de visibilité pour nous Martiniquais de la prise en compte de notre aspiration à participer à la construction des décisions qui s’imposeront à nous.
Une autonomie sans, organisation de la démocratie, sans auto institution des règles, sans auto installation d’une gouvernance locale, avec des moyens pour permettre l’émergence d’une culture du développement ne peut pas prendre en compte l’intérêt général, le bien commun Martiniquais.
En effet comment mener une politique sociale du logement en intervenant que sur la pierre c’est-à -dire le béton ? Comment faire jouer la défiscalisation sans détenir l’outil fiscal ? Comment faire du développement économique sans une maitrise complète des outils du développement économique qui constituent la gouvernance ?
Si on adhère à l’idée que le destin ne nous réserve pas que deux voies 73 ou 74, Il y a nécessairement une 3ème voie qui serait celle d’une Nation, la Martinique, disposant, par le biais d’une Assemblée Martiniquaise, du pouvoir de légiférer et de réglementer sur les aspects essentiels à la mise en œuvre de son projet d’épanouissement global.
L’Assemblée Martiniquaise qui remplacera les actuelles institutions devra refléter les réalités diverses du territoire Martiniquais, par un mode de scrutin qui assure à la fois une représentation proportionnelle et une assise majoritaire. Ce scrutin mixte, est le seul à pouvoir faire en sorte que la représentativité colle au plus près des réalités si différentes, du Sud, du Centre et du Nord, que toutes les communes, tous les quartiers, soient pris en compte au plus juste.
Cette Assemblée aura besoin de toute la richesse de la Martinique, et la limitation des mandats permettra un large renouvellement et une assise plus large de la classe politique.
Cela peut s’inscrire dans un plan d’accession à l’autonomie clairement et collectivement exprimé, négocié avec l’Etat, et qui nous permettrait sur une période de cinq ans par exemple, d’obtenir immédiatement des habilitations les plus larges possibles, un transfert programmé des compétences, et ainsi préparer les élus, les Martiniquais, et l’administration à la gouvernance autonome. La consultation pourrait intervenir après cette période d’apprentissage et d’élaboration des règles, sur le choix des Martiniquais, en toute connaissance de cause, à opter pour leur choix de société.
En procédant ainsi, nous nous installerons d’emblée dans une autonomie de conception et de proposition, dans cette liberté de la pensée qui est la plus fondamentale et la plus précieuse des libertés, et nous nous donnerons ainsi les moyens de gagner enfin cette bataille de la liberté.
Jean François Lafontaine
06 juillet 2009




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Salut JFL, dis nous encore un peu plus sur “les outils de gouvernance”.
Cordialement.
il s’agit simplement de savoir avec quels leviers nous pourrons mener transversalement des politiques publiques. Une politique de construction de logement ne se réduit pas seulement à de la gestion de foncier et de cout du béton. Il faut avoir encore au moins trois autres clefs. Premièrement celle de la fiscalité qui permet de réguler une partie du financement, celle du social car il s’agit de répondre à la demande non satisfaite de logement sociaux, et certainement celle du transport afin de donner toute ses chances a un véritable aménagement du territoire.
L’architecture des compétences demandées par le vote des élus lors du congrès souffrent en conséquence de trois maux.
Le premier, un effet de mimétisme, car il s’est agit de copier coller de textes existants dans les autres com
Le second il n’y a aucune compétence supplémentaire, puisque les compétences demandées sont celles déjà dévolues au conseil général ou au conseil régional
Le troisième c’est qu’il n’y a pas véritablement d’outil de gouvernance, et c’est le fond de ta question, puisque que le pouvoir octroyé ne pourra permettre à l’exécutif de faire à la place de l’autre sans aucune capacité d’initiative.
Cordialement
M. Letchimy j’avoue que je suis un peu confus entre toutes les versions observer. Quels sont les domaines dans lesquels on acquerrait une véritable autonomie avec l’article 73 ou 74 ?
Si je peux me permettre Rudy je vous renvois à un article écrit par un de mes collaborateurs.
cordialement
http://www.antillespolitique.com/2009/06/lindispensable-troisieme-voie/
Merci pour la réponse. J’ai aussi lu Katchimen.
A+ man kay travay. An lot soley.
merci pour tes questions. Nous en avons besoin pour construire notre démarche pédagogique de clarification du débat sur l’avenir de notre pays