Fort de France: d’une Ville en chantier… à une Ville enchantée…
20 juillet 2009« Fort-de-France, une Ville Capitale de l’Outre-mer au rendez-vous de la rénovation urbaine et de l’urbanisme durable »
La Martinique est une île tropicale, exiguë, volcanique, située en zone sismique et soumise au risque cyclonique. En 2007, le passage du cyclone Dean et un tremblement de terre de force 6 ont rappelés à chacun la vulnérabilité et la dangerosité de notre pays. Ces caractéristiques géographiques, associées à une croissance démographique soutenue, favorisent une dangereuse pression anthropique qui se décline par le mitage du territoire, par des déséquilibres dans l’armature urbaine et des infrastructures de transport terrestre saturées. Cette évolution engendre des risques environnementaux préoccupants avec des pollutions et des dégradations. C’est toute une biodiversité particulièrement riche qui en ressort fragilisée, malgré les efforts de préservation et de mise en valeur. Les Antilles font en effet partie des 34 hot-spots de la biodiversité mondiale, grâce notamment à la présence de nombreuses espèces endémiques, à la qualité des eaux, à la richesse du milieu aquatique, à ses paysages et à son patrimoine architectural.
Au cœur de ce pays, Fort-de-France est une cité coloniale, surgie de la mangrove, née d’une société de plantation.
C’est un lieu métissé qui brasse les origines du monde et les croyances dans une mosaïque de quartiers aux personnalités fortes. Elle aussi une ville-capitale de la Caraïbe, identifiée, reconnue et appréciée au-delà de ses frontières. Enfin, elle est la patrie d’Aimé Césaire, le Maire-Poète, un « éveilleur de consciences», qui constitue pour tout Martiniquais, et, au delà , pour tous les hommes de Progrès, une lumière dans la culture universelle et contemporaine.
Capitale administrative, centre économique, pôle d’accueil, Fort-de-France, avec ses 94 000 Habitants constitue véritablement un « cœur du pays », une capitale.
Fort-de-France fait aujourd’hui l’objet d’un vaste chantier de renouvellement urbain dont la stratégie s’inscrit dans un registre de développement global, durable et partagé. Il ne se résume pas à une approche d’aménagement urbain sectoriel, mais bien à une approche horizontale, avec des déclinaisons dans le domaine économique, environnemental, social, culturel et aussi dans le domaine de la coopération régionale, compte tenu de la situation géographique privilégiée de Fort de- France au cœur de la Caraïbe.
Plus que de rénovation urbaine, nous parlons ici souvent « réconciliation urbaine », car nul ne croyait plus, il y a peu, en la ville, confrontée au dépeuplement, à l’exclusion sociale, à la dévitalisation économique, à des difficultés budgétaires et une réelle « médiocrité urbaine » dus a un isolement politique d’aimé Césaire, de tous bords.
Au refus de la fatalité a succédé le retour à la confiance : Fort-de-France est désormais transformée en un vaste chantier, dont les effets sont d’ores et déjà visibles et effectifs.
La Ville a engagé avec ses partenaires des actions de développement social et d’insertion en faveur des populations défavorisées, mises en œuvre notamment à travers le CUCS, Contrat Urbain de Cohésion Sociale. Il s’agit là de réduire les écarts de développement entre les territoires prioritaires et leur environnement, d’améliorer la vie quotidienne des habitants de ces quartiers, d’y favoriser l’égalité des chances, et, surtout, de mettre en avant la capacité d’initiative et d’innovation sociale, économique et culturelle des habitants.
Ajoutons à ceci le grand chantier de l’accessibilité, du transport et du stationnement.
Un chantier qui avance, avec l’arrivée du TCSP, transport en commun en site propre, l’aménagement de parkings provisoires et de dissuasion, l’amélioration des transports maritimes dans le cadre du Plan de Déplacements Urbains de la CACEM, Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique.
Rappelons enfin la dimension culturelle, patrimoniale et identitaire qui nous amène à redécouvrir une histoire singulière, ses événements et ses personnalités, ses luttes et ses savoir-faire, tout un héritage que l’on retrouve dans la restauration d’une architecture ou la réappropriation de sites patrimoniaux.




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Les mots sont forts et lourds de sens je vous cite ” nul n’y croyait plus” en la ville s’entend. est-ce à dire qu’Aimé Césaire aurait laissé un amas de détritus derrière lui? Non je ne le crois pas… c’est vrai Césaire a préféré donner à cette ville une âme et cette âme n’est pas palpable je vous l’accorde…. AH ce de matérialité nécessaire au satisfécit !!!..Aujourd’hui vous la rendez belle cette Ville Merci infiniment ……
merci de lire Ah cette notion de matérialité nécessaire au satisfécit
Merci de votre vigilance
Moi non plus je ne le crois pas. Ce texte est forcément”matériel” puisqu’il est surtout axé sur l’intervention physique sur la ville, et j’ai employé le mot de réconciliation, pour bien indiqur qu’il fallait simplement que nous acceptions notre environnement naturel, qui était différent de tout ce que l’on pouvait nous forcer à voir. Et je me cite “Il ne se résume pas à une approche d’aménagement urbain sectoriel, mais bien à une approche horizontale, avec des déclinaisons dans le domaine économique, environnemental, social, culturel”
IL FAUT DE VRAIS TROTROIRS A LA CITE DILLON - IL FAUT UNE VRAIE RENOVATION DE LA CITE DILLON - DE VRAIS PARKINGS - ET SURTOUT AU DELA DU STADE - IL FAUT TOUT UN VRAI COMPLEXE SPORTIF TOUT LE LONG - LA PISCINE OLYMPIQUE - LE TENNIS - LES SALLES DE MUSCULATION - UNE PISTE POUR LES VELOS ET SKATE BOARD ET PATINS—DES ESPACES DE JEUX DE BALLONS (foot - hand - basket)—LE TOUT PRES DU STADE ET DU LIEU OU SE SITUE LE MARCHE—Avec un accès règlementé, payant tout étant accessible à toutes les couches de la population…
IL FAUT RENOVER LA CITE DILLON MAIS AUSSI LA SECURISER - IL FAUT DEVELOPPER L’ESPACE CULTUREL DE LA CITE DILLON AU NIVEAU DE SON ANCIEN PITT NOTAMMENT — ET PUIS DEVELOPPER LES COMMERCES AUTOUR DU LIBRE SERVICE - POUR ATTENUER LA DELINQUANCE - DEJA LAISSER LE BUREAU DE POLICE OUVERT LE WEEK END A LA CITE PUIS RESPONSABILISER LES HABITANTS EN LEUR IMPOSANT UN SURLOYER OU DES AMENDES A CHAQUE DETERIORATION MAIS AVANT CELA OCCUPER LES JEUNES PAR LE SPORT ET LA CULTURE…
Monsieur le Maire
Lors de mon dernier séjour , j’ai pu voir vos dernières réalisations la rade de
F DE F, le centre commercial, la mairie pour ne citer que ceux là . Néanmoins
j’ai des petites remarques. Les couleurs du centre commercial m’ont fais penser
que je ne me trouvais pas en Martinique mais soit à la Jamaîque ou Cuba
les Martiniquais n’auraient ils pas de personnalité ou identité? Je trouve que
l’architecture des anciennes maisons de la ville est très chaude et a une âme et
histoire il n’y quà voir le SERMAC (c’est beau). Autre sujet, il y a beaucoup de
maisons démolies et des terrains laissés en friche; pourquoi ne pas reconstruire
au fur et à mesure cela enlaidi la ville qui pour une capital pourrait être plus
agréable