Pour une dynamique de responsabilité
22 juillet 2009La meilleure dĂ©finition que l’on pourrait donner de la politique au quotidien serait la suivante : Faire Ă fond, tout ce que l’on peut faire, du mieux qu’on peut le faire, avec ce que l’on a. Ce qui, alors, nous Ă©vite de sombrer dans une logique de gestion, de traitement de l’urgence ou de pragmatisme Ă©lĂ©mentaire, c’est que cette rĂ©activitĂ© reste Ă tout instant soumise Ă une perspective intangible, une Ă©toile, un idĂ©al… en bref : une vision politique. Les vieux-nègres appellent cela : An Larel.
Pour moi c’est clair, je suis autonomiste, voici la perspective non négociable ! Et dans l’idée d’autonomie, il y a ce principe très simple, que d’ailleurs Pierre Aliker a opportunément rappelé lors de la disparition d’Aimé Césaire : « Les vrais spécialistes des affaires martiniquaises sont les martiniquais eux-mêmes ».
Cela veut dire, non pas que les martiniquais n’ont aucun besoin d’expérience, de connaissance, de soutien ou de partenariat extérieurs ― ce qui serait en soi une absurdité ― mais simplement qu’il existe dans toute action politique, tout processus de développement, une énergie irremplaçable, qui provient de l’intérieur, qui lève du plus profond de soi, et qui permet de mettre en œuvre au quotidien des avancées qui participent de la manière la plus intime à un véritable épanouissement.
Cette énergie possède un nom : la responsabilité.
Et la responsabilité ce n’est pas seulement une capacité juridique ou institutionnelle.
C’est aussi et avant tout une disposition mentale.
Quand on est responsable, quand on porte en soi l’esprit de responsabilité, cela imprime aux actions que l’on mène et aux choix que l’on fait, une force de pénétration maximale. Une audience assurée. Une noblesse aussi. Cela évite les démagogies et les populismes et les passivités, et la courte vue et les effets de manche, et même les postures de petit marronnage à bon marché qui sont engendrés par l’assistanat et la dépendance, et qui font de la politique dans nos pays ce qu’hélas elle a trop tendance à devenir.
Et c’est avec l’esprit de responsabilité que j’agis et que je choisis et que je décide au quotidien.
Serge LETCHIMY
extrait du discours du 29 octobre 2008 au François




Chargement 



“La responsabilite est une energie, une disposition mentale”, “faire a fond avec les moyens que l`on dispose…”
Voici des principes a developper davantage pour que nous ayons une meilleure appreciation de votre conception de ce popstulat et de cet accord ainsi pose.
Sur la forme j`adhere completement a cette necessite imperieuse de responsabilite et comme vous le savez je me bats corps et ame contre cette dangereuse irresponsabilite qui maintient notre pays dans la dynamique destructrice du bas astral.
Sur le fond je souhaiterai etre eclairee quand aux projets eventuels que vous portez pour sortir ce pays du marasme ambiant, tout au moins pour accompagner, impulser un mouvement liberateur. Les propositions concretes ont toujours plus d`impact que l`enonce d`une disposition d`esprit.
MP
La responsabilitĂ© de l’Ă©lu Ă©mane aussi en partie de la confiance que le citoyen lui accorde. Ainsi, sa responsabilitĂ© devient conjointe Ă celle de celui qui l’a choisi et c’est en ce sens qu’elle doit ĂŞtre assumĂ©e par tous.
La dynamique de responsabilitĂ© doit ĂŞtre portĂ©e par chacun d’entre nous dans l’objectif d’un idĂ©al commun Ă atteindre…Et vient la mise en oeuvre de choix, de politiques et d’actions dans lesquels tout le monde Ă son “rĂ´le Ă jouer”.
Cette dynamique doit alors conduire les uns et les autres Ă valoriser les rĂ©ussites, mais Ă©galement et surtout Ă tirer des leçons des Ă©checs pour poursuivre cet objectif d’idĂ©al. Mais ce dernier critère qui caractĂ©rise Ă mon sens la dynamique de responsabilitĂ© -analyser l’Ă©chec- se traduit encore trop souvent par le dĂ©ni et/ou l’abandon.
Que cette disposition mentale qu’est l’Ă©nergie de la responsabilitĂ© puisse ĂŞtre insufflĂ©e en chacun d’entre nous (Ă©lu et citoyen) pour “toucher” l’Ă©panouissement auquel on aspire…
Sylajo