Faut-il supprimer l’octroi de mer?
3 octobre 2009
Dans le cadre de ses activitĂ©s parlementaires, le dĂ©putĂ© Serge Letchimy anime rĂ©gulièrement des groupes de travail thĂ©matiques dont les conclusions nourrissent le dĂ©bat parlementaire des rĂ©alitĂ©s de la Martinique. Le groupe de travail qui s’est rĂ©uni au dĂ©but du mois de septembre a traitĂ© de l’octroi de mer. Richard CRESTOR secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’AMPI Ă©tait l’invitĂ© de Serge Letchimy et devant un auditoire très attentif, il a posĂ© quelques pistes de rĂ©flexion quand Ă une nĂ©cessaire rĂ©forme de l’octroi de mer.
Lire le rapport de Richard CRESTOR sur la formation des prix en Martinique
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le Samedi 3 octobre 2009 à 0:31 et est classé dans Développement Durable, Opinions, économie.
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MR Le depute s’entoure de competance Comment amenr la comprehesion au plus grand nombre de nos concitoyens Si avec un peu de recule j’arrive a dechiffrere celĂ n’est pas le cas pour tout le monde evidement pour faire baisser le coup de la vie il y a des leviers a manouevrer l’octroi de mer estun frein tant pour l’exportation que pour l’import Ne pet on pas dans la continuite territoriale faire des ratios qui empeche l’envoleĂ© des prix entr la france EU ? Il ya aussi l’incitation a produir locale notre biodiversite tant reconnu par tous les produits issue de notre bio devrait etre reconnu par quel organisme Un pole d’execellence pourrait nous permettre d’entrerdans la competition A t(on tout explorer je ne suis pas sure?
Je regrette beaucoup de n’avoir pas participĂ© au groupe de travail sur l’octroi de mer rĂ©uni Ă l’initiative du DĂ©putĂ©-Maire Serge LETCHIMY.
L’Ă©tude de M. Richard Crestor est très intĂ©ressante car elle dĂ©cortique le mĂ©canisme de taxation Ă l’octroi de mer.
Sa conclusion est nette et sans appel : l’octroi de mer Ă©tant une taxe “ad valorem” elle pèse sur le prix des produits importĂ©s (ou fabriquĂ©s en Martinique) en frappant non seulement le prix d’achat du produit mais aussi, le fret dĂ©part (assurance incluse). L’octroi de mer amplifie les Ă©carts lorsque le prix des produits s’accroit!!!
C’est le cas des carburants qui sont frappĂ©s de 7% d’octroi de Mer (sur le sans plomb, le gasoil Ă©tant exonĂ©rĂ©) et de 1,5% Ă 2,5% d’octroi de mer rĂ©gional. Lorsque que le prix du brut augmente, l’application de l’octroi de mer amplifie cette augmentation et les montants collectĂ©s s’accroissent d’autant.
Mais au delĂ des Ă©quations mathĂ©matiques toujours utiles, il me semble que d’autres aspects devraient ĂŞtre Ă©voquĂ©s.
Le premier aspect concerne l’accroissement considĂ©rable des taux d’octroi de mer sur les produits de 1ère nĂ©cessitĂ© importĂ©s, taxĂ©s Ă 2,1% de TVA. Globalement les taux d’octroi de mer augmentĂ©s du droit additionnel qui pèsent sur ces produits se sont accrus de 50% jusqu’Ă 685% pour ce qui concerne la farine sur la pĂ©riode 1998-2004.
S’agissant de produits de grande consommation faiblement taxĂ©s par l’Etat, il y a lieu de s’interroger sur la logique de cette politique fiscale locale et sur le sens de la justice et de l’Ă©quitĂ© de ceux qui l’ont dĂ©cidĂ©e et mise en Ĺ“uvre.
Le second aspect concerne l’utilisation de l’octroi de mer pour protĂ©ger la production locale, en taxant les produits concurrents importĂ©s. Il serait lĂ©gitime de se poser la question de savoir jusqu’oĂą doit aller cette protection tant en ce qui concerne son niveau que sa pĂ©rennitĂ©, s’agissant tout particulièrement de produits de 1ère nĂ©cessitĂ©. Mais plus encore, il conviendrait de s’interroger sur la contrepartie en terme de prix Ă la consommation, d’emplois, de salaires, de formation…etc qui auraient pu faire l’objet de la signature d’une charte, assortie de rendez-vous annuels destinĂ©s Ă faire le point et Ă vĂ©rifier que les obligations prĂ©vues sont ou non remplies.
Il ne s’agit pas dans mon esprit de remettre forcĂ©ment en cause l’existence d’une protection pour la production locale mais de le faire les yeux ouverts, en en mesurant les consĂ©quences et en ayant des objectifs clairs, c’est-Ă -dire en faisant de la collectivitĂ© en charge de la fixation des taux un vĂ©ritable acteur et non un simple percepteur. Sinon, le risque est grand de permettre que se constituent des rentes de situation d’autant plus aisĂ©e Ă apparaitre sur un petit marchĂ© oligopolistique. Le moins que l’on puisse dire c’est que les dĂ©bats de cette nature sont très rares ce qui est tout Ă fait regrettable car l’octroi de mer comme la TVA sont des impĂ´ts indirects par nature injustes. En effet, celui qui consomme l’intĂ©gralitĂ© de son revenu, ce qui par dĂ©finition est le cas des familles modestes et mĂŞme d’une fraction des classes moyennes, paye plein pot alors que celui dont le revenu lui permet de se constituer une Ă©pargne paira proportionnellement moins. A ma connaissance, il n’y a pas encore d’octroi de mer sur les produits financiers!
Karl PAOLO
Oui mais vous savez très bien que l’oligarchie financière n’acceptera jamais cette taxation donc moralitĂ© : c’est toujours les plus pauvres qui trinquent -
Merci pour votre commentaire. Cependant, il n’y a aucune fatalitĂ© s’agissant de la situation que vous dĂ©crivez!
avec joie merci
avec joie merci