Comment l’autonomie serait elle populaire si elle n’est pas désirée par le peuple ?
11 octobre 2009« Autonomie démocratique et populaire, fort bien, mais il faut être sérieux et il faut être logique, comment l’autonomie serait elle populaire si elle n’est pas désirée par le peuple ? Comment l’autonomie serait elle démocratique si dans cette affaire on considère que le peuple n’a rien à dire, que ce n’est pas son affaire et qu’il n’a qu’à accepter ce que certains spécialistes auront choisi pour lui ? »
Je ne connais aucun parti politique qui, dans sa pratique politique ne s’accommode d’un calendrier, et qui ne distingue l’immédiat, le court terme, le long terme et qui ne distingue le programme de la doctrine. Voyez l’exemple du Parti Socialiste et de François Mitterrand. La déviation serait-elle de tenir compte du niveau de conscience du peuple, du niveau réel de la revendication du niveau de ce que ROUSSEAU appelait volonté générale ? Je ne vois pas quel parti politique pourrait s’en dispenser. Quel parti politique pourrait faire fi de cela sans se stériliser, sans se marginaliser, sans se groupusculiser, ou tout simplement se ridiculiser ou bien tout simplement s’enfermer dans une évidente contradiction.
L’exemple le plus frappant est peut-être celui de ceux qui mettent en avant le mot d’ordre bien connu d’autonomie populaire et démocratique.
Autonomie démocratique et populaire, fort bien, mais il faut être sérieux et il faut être logique, comment l’autonomie serait elle populaire si elle n’est pas désirée par le peuple, ou tout au moins, si on n’a pas pu empêcher qu’elle ne constitue pour le peuple un épouvantail ? Et comment l’autonomie serait elle démocratique si dans cette affaire on considère que le peuple n’a rien à dire, que ce n’est pas son affaire et qu’il n’a qu’à accepter ce que certains spécialistes auront choisi pour lui ?
C’est une conception, en tout cas, ce n’est pas la conception du PPM. On a parlé de déviation ; je n’aime pas ce mot, car ce mot suppose une orthodoxie et je hais toutes les orthodoxies.
Mais enfin, si on tient au mot, je dirais que la déviation, si déviation il doit y avoir, c’est de tomber dans le dogmatisme, dans le purisme doctrinal, dans le verbalisme révolutionnaire ou pseudo révolutionnaire, ou de se laisser impressionner par le petit terrorisme intellectuel de quelques « ayatollah » improvisés d’autant moins crédibles qu’on les surprend trop souvent à apporter d’un cœur léger leur collaboration ou passive ou active à la droite martiniquaise, c’est-à -dire aux pires ennemis du peuple Martiniquais.
Aimé CÉSAIRE 25.06.1981 (extrait)




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Le peuple risque d’être piégé par ces deux présidents de collectivités qui ne veulent le pouvoir que pour le pouvoir !
Faites une campagne massive et franche pour contrer MARIE-JEANNE et LISE !
Je cite Mr MARIE-JEANNE sur son blog : “Nous n’avons pas besoin d’expérimentation, nous ne sommes pas à l’école” - Cette phrase en dit long sur les motivations de ce Monsieur, et annonce les prémices de ce qui pourrait advenir si il avait tous les pouvoirs ! A bon entendeur salut !
Puique le peuple a ete spolie dans sa parole Alors il ne s’sait plus il devient mefiant et quand la question posee est elle meme ambigu C’est a vous politique quand vous le pouvez et quand vousle voudrez expliquez en quoi consiste l devoir du politique Autonomie ,independance , une plaiade de mot Mais mettez y une explication rationelle Commentfonctionne la republique française alors la republique Martiniquaise doit etre kla meme français identifie Martiniquais de nationalite Un Basque pose t’il ses problemes ou un breton? Pourquoi un Martiniquais serait il autrement ?
Si le peuple ne veut pas du choix d u congrès des élus il saura le dire lors de la consultation du 17 Janvier. C’est pas plus compliqué! Pourqupoi vouloir faire peur avec une telle question?
Le peuple n’est pas si ignare. S’il ne veut pas du 74 il saura le dire
Mr CASSIEN,
Personne n’a dit que le peuple était ignard, mais il peut très bien être manipulé par des esprits revanchards, assoiffés de pouvoir -
Ce n’est pas pour rien si les deux présidents de collectivités sont si avides de l’article 74, surtout celui de la région qui serait plutôt pour son petit pouvoir personnel que pour une réelle avancée et donc une vraie prise en main de certaines décisions par les martiniquais -
L’autonomie doit être graduelle et par étapes comme le préconise le p.p.m qui je le rappele est le parti historique de celle-ci - et par conséquent a une vraie expérience de la revendication de l’autonomie responsable !