Kenjah: Eloge de la troisième voie
3 novembre 2009Laissons un instant aux constitutionnalistes le débat byzantin sur les avantages relatifs, prétendus ou supposés, de tel ou tel article de la Loi fondamentale de la moribonde Vème République française. En vérité 73 ou 74 ne sont que des supports, des moyens au service de stratégies bien plus essentielles à décrypter, car elles expriment aussi bien des visions contrastées de l’à venir du pays que des conceptions opposées sur le mode de gouvernance propre à assurer un véritable décollage solidaire de la Martinique. Evitons d’offusquer l’avenir en hypothéquant la nécessaire unité qui devra succéder au débat, quels que soient les résultats de la consultation. Nous partageons tous (ou presque) la même aspiration au changement, et autour de moi les partisans des deux options proposées sont tous intensément et sincèrement préoccupés de l’état du pays.
Quelle que soit l’option choisie, j’ai beaucoup de respect pour les motivations exprimĂ©es par les uns et les autres, d’autant que les convictions sont souvent très proches. Il est d’ailleurs paradoxal de mesurer combien nul n’est dupe du bocal constitutionnel. Le dĂ©bat porte donc en rĂ©alitĂ© sur la nature et l’ampleur du changement Ă entreprendre, et donc, très fondamentalement, sur la mĂ©thode organisant ce processus d’évolution. Gardant en mĂ©moire que le dĂ©bat en filigrane sur la mĂ©thode, le « comment », reste profondĂ©ment liĂ© aux logiques du « quoi » et du « pourquoi », c’est-Ă -dire ici, non pas tant la question sans rĂ©ponse effective du dĂ©veloppement, que celle du leadership politique et de l’action partisane (la stratĂ©gie des partis) qu’il dĂ©ploie.
Ainsi une chose me frappe : pourquoi n’avoir pas considéré, après le résultat serré du vote de décembre 2003, qu’il convenait de reposer la question aux Martiniquais ? Nous aurions pu solennellement acter que ce qui nous divisait il y a six ans (l’assemblée unique) recueille aujourd’hui un accord quasi général, de la droite aux indépendantistes. Malgré l’apparente minceur du progrès accompli, c’est cet agenda-là qui aurait œuvré à l’unité du pays, et recueilli la compréhension de ceux qui entendent mettre un pas après l’autre.
Car ce qui travaille en ce moment le peuple martiniquais, ce n’est pas la peur mais l’incompréhension.
Non pas l’incompréhension de la constitution, mais celle du « pourquoi » ; pourquoi avoir fait l’impasse sur l’unité possible pour imposer une radicalisation de l’agenda politique au risque d’un approfondissement définitif du fossé qui se creuse entre le peuple et ses élites dirigeantes ? A cette question, seule fait écho la réalité du bilan des deux assemblées locales depuis plus d’une dizaine d’année.
La proximité des élections régionales et la volonté présidentielle de modifier l’organisation politique territoriale ont précipité l’union de la carpe et du lapin sur la base d’une convergence d’intérêts à court-terme :
- l’extrême urgence à lester les différents bilans d’une « initiative historique » susceptible de flouter l’impact négatif des résultats insuffisants ;
- Transcender les divergences politiques et les répulsions personnelles par la stratégie de survie du TSL (Tout Sauf Letchimy) en organisant l’isolement systématique de celui que le siècle nouveau impose comme le leader naturel de la Martinique émergente.
Ce sont ces motivations fondées sur des considérations tacticiennes (et illustrées par l’épisode de l’Autorité Unique de Transport) qui sèment actuellement l’incompréhension dans de larges couches de la population du pays. Car répétons-le, tout autant que le mode de relation avec la France, c’est la question du mode de gouvernance qui est au cœur des débats à travers la mise en cause de la capacité des élus à véritablement faire décoller la Martinique.
C’est donc à partir de ces problématiques de méthode et de nouvelle gouvernance que j’aimerais partager les raisons de mon adhésion au « Mouvement des Autonomistes et des Progressistes pour une responsabilité pleinement et collectivement assumée » (MAP), et à la stratégie dite de la « troisième voie » qu’il soutient.
Entre, d’une part, la vision pétrifiée de l’avenir martiniquais, engoncée dans l’assistanat et la défense de la pwofitasyon séculaire, et –d’autre part– la perspective d’une autonomie de gestion au profit des seules élites dirigeantes, et tournant le dos à l’idéal césairien d’une Autonomie nationale, démocratique et populaire, il y a une troisième voie. Celle qui, succédant au Moratoire, appelle et s’inscrit entièrement dans la mobilisation exceptionnelle de toutes les ressources vivantes du pays pour l’ouverture d’un grand chantier de rénovation où nous nous donnerons les moyens d’impliquer toutes les attentes comme de motiver la contribution vitale des exclus. Entre le conservatisme réactionnaire de la stagnation et l’aventurisme élitiste d’un développement technocratique par le haut, il y a la voie réaliste d’une évolution progressive, progressiste (« un pas, un autre pas, et tenir gagné chaque pas », A. Césaire), le challenge concret du grand koudmen de la construction partagée qui fonde la pertinence de sa méthode évolutionnaire sur la réalité patente de notre ankayaj présent.
Entre le renoncement colonial à l’existence nationale (fut-ce dans le cadre d’une république française rénovée), et l’expression autoritaire d’un pouvoir sans contrepartie dans une société déchirée, il y a une troisième voie.
Celle qui recherche patiemment les conditions de l’unité la plus large afin que la responsabilité soit vécue comme la récolte d’un fruit mûr plutôt que comme le forceps précipité par une fuite en avant opportuniste. Ni la droite, avocate idéologique du patronat et du libéralisme, ni les deux responsables des assemblées locales n’ont su relayer les attentes du peuple mobilisé dans la rue.
La troisième voie, par le mandat impératif qu’elle s’impose en proposant au pays un processus négocié vers une organisation générale plus équitable, entend s’appuyer sur ces deux principes fondamentaux de l’Autonomie progressiste :
-
« La chance des martiniquais, c’est le travail des martiniquais » (A. Césaire)
-
« Les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises ce sont les martiniquais eux-mêmes » (P. Aliker). Car les progressistes martiniquais réfutent toute idée d’une voie universelle vers le Progrès, tout modèle a priori d’émancipation prête à consommer. A commencer par celui de l’Etat-nation hérité de l’Europe des Lumières et du néocolonialisme de l’après-guerre.
Nous devrons conquérir notre place au soleil par des traces inédites et inventer une articulation originale au concert des nations. Seule la troisième voie ouverte par S. Letchimy et le PPM, soutenue par le MAP, offre une réelle compatibilité avec les exigences apparemment contradictoires d’audace et de prudence. De maintien des acquis et d’innovation sociale. De partenariat consenti avec la France, et d’autonomie politique exprimant une identité collectivement revendiquée, un projet de société fédérateur et auto-généré. Il y faudra, évidemment un renouvellement des hommes, des visions et des méthodes.
Car, enfin, entre les dinosaures rescapés de l’ère Emile Maurice, et les opportunistes de gauche anchoukés dans des postures du XXème siècle, il y a une troisième voie. Même si la question ne sera dument abordée qu’en mars prochain, nul ne peut ignorer qu’à travers les interrogations sur la méthode et la gouvernance, c’est la question du bilan, et donc du leadership politique sur la Martinique qui est posée. Beaucoup de ceux qui s’opposent au « 74 » développent prioritairement une argumentation en termes de suspicion vis à vis des élus, sur la base d’une incapacité de ceux-ci à proposer des réponses adéquates face au délitement de la société, en dépit des moyens dont ils ont disposé. Quand les deux présidents du Congrès invoquent l’insuffisance de ces moyens pour répondre aux attentes, nombreux sont ceux qui mettent en doute leur compétence à faire travailler ensemble les Martiniquais et à dépasser leurs privilèges de géreurs pour insuffler au pays l’énergie galvanisante des « utopies refondatrices ».
Les chiffres de l’abstention, le 17 janvier, seront d’ailleurs tout aussi révélateurs de l’échec de cette démarche que ceux comptabilisant le « non »… Face à la rhétorique vieillotte et partisane de la politique traditionnelle, de plus en plus de Martiniquais reconnaissent en Serge Letchimy un leader fiable, compétent, moderne par sa propension à l’écoute, au dialogue et à l’intégration des différences. Il n’y a pas d’homme providentiel ; un homme seul ne peut garantir le succès d’un projet collectif, mais il peut l’incarner s’il sait faire naître l’espérance par son engagement, s’il sait provoquer -par son charisme et ses propositions- la dynamique historique du rassemblement et de la mobilisation citoyenne. Ce sont là précisément les qualités émérites du leader de la troisième voie.
Qui peut sereinement affirmer qu’Alfred Marie-Jeanne ou Claude Lise représentent le futur de la Martinique ? Comment suivre ces hommes dépassés dans leur pensée obsolète ? Qu’ont-ils à dire à la jeunesse, aux exclus, aux femmes bafouées, aux personnes en situation de handicap, à ceux qui à 40 ans n’ont jamais travaillé, à ceux qui n’auront jamais les moyens de se payer un bout de terre du pays, à ceux qui n’auront jamais de prêt bancaire pour s’installer, à l’Afrique, à l’Inde, à la Chine, à la Caraïbe qui bouillonnent en nous ? Que font-ils pour préserver concrètement le peuple du chlordécone et des autres poisons de la monoculture bananière ? Qu’ont-ils fait pour faire émerger une école authentiquement martiniquaise ? La responsabilité n’a de sens que si on l’assume.
Qu’on se rappelle Césaire palliant la désertion de l’Etat et mettant Fort-de-France hors d’eau avec les seules ressources du budget municipal. Tandis que la moindre ondée submergeait sa commune, le maire de Rivière Pilote de l’époque préférait passer pour un des meilleurs gestionnaires de France… Auront-ils la décence d’engager leur responsabilité si le résultat du 17 janvier leur était défavorable ? Ce serait, en tout cas, un des signes annonciateurs de cette nouvelle gouvernance que le pays appelle de ses vœux. Car il faut le dire : en cas d’échec du 74, le 17 au soir la Martinique serait virtuellement en panne de leadership, en vacance démocratique du pouvoir, à travers le désaveu des 2 exécutifs locaux, responsables de l’initiative prise par le Congrès en décembre 2008. Cette hypothèse tout à fait plausible mesure les responsabilités historiques que portent les pionniers de la troisième voie : celle du recours ; celle de la relève et du renouvellement ; celle de la maturation identitaire et de l’autodétermination ; celle d’un projet partagé et de sa mise en œuvre à travers le sas sécurisé d’une phase d’expérimentation évaluée collectivement…
Entre la résignation de droite concédant, avec 6 ans de retard, la nécessité de rénover nos collectivités locales, et le coup de serbi des autonomistes gestionnaires cherchant, par un solibo magnifique, à détourner l’opinion de la vacuité de leur maigre bilan, il y a l’immense attente raisonnable du pays Martinique… et la méthode Atipa de la troisième voie vers la responsabilité, qui est la fière contribution de la nouvelle génération progressiste à la construction commune de cette Autonomie dont Aimé Césaire et ses camarades ont patiemment jeté les fondations, et qu’il nous revient aujourd’hui d’élever jusqu’à une conscience nationale apaisée, en la préservant de toute tentative de falsification, contre tout rétrécissement sectaire, contre toute spéculation partisane.
C’est pour ce combat-là qu’aujourd’hui je m’engage en politique au sein du MAP. Et au côté de Serge Letchimy.
Kenjah




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Et c’est bien pour cela que en tant que martiniquais de l’extĂ©rieur, ayant quittĂ© mon pays natal il y’a une trentaine d’annĂ©es, je souffre de voir la situation po-
litique du pays : je m’explique, quand je dis aux compatriotes de faire atten-
tion Ă Mr MARIE-JEANNE et Ă Mr LISE car ces hommes ne veulent pas le bien
du peuple mais le conduire sur des terrains dangereux et marécageux ; et ce,
uniquement par ambitions personnels -
Ces hommes sont martiniquais comme moi, comme vous mais un pays fût-il de
la taille de la Martinique doit renouveller son personnel politique ! MARIE-JEANNE
a commencĂ© en politique, j’avais dix ans et cela fait trente ans que j’ai quittĂ© le
pays, je vous laisse faire le calcul - Comment voulez-vous vous ouvrir sur le monde avec une classe politique aussi sclérosée ?
Evidemment ces hommes feront tout pour que LETCHIMY ne prenne pas le leadership ! et sera au peuple de faire la difference !
C’est bien dit, Kenjah, et comme disait ma grand-mère” Mi BEL PASAJ”
Le bal des egos des 74sistes n’est pas pour la construction d’une Martinique solidaire et travailleuse.
Kenjah je suis surpris de tes propos car je croyais que tu Ă©tais au dessus ou en dehors de la politique et le GSM qui Ă©tait une idĂ©e tres forte n est pas allĂ© plus loin justement Ă cause des politiques du PPM qui s’etaient imposĂ©s d’office ce qui est vraiement dommage car apres la TOM ( qui a tentĂ© de rĂ©sister Ă la recuperation politique forte de certains) il y avait un grand espoir de rallliement du peuple afin de se faire Ă©couter mais je vois que la politique du dominateur qui est diviser pour mieux rĂ©gner s’est bien enstallĂ©e dans le combat politique partisan et chacun milite Ă find pour son clocher et alors que le peuple n est toujours pas Ă©coutĂ© on voit que les chefs luttent dĂ©jĂ pour les premiere places ce que Sarko a compris lui le malin et il a su semè la zizanie au sein de mes politiques martiniquais alors que je revendique depuis 2001 l’unitĂ© des hommes politiques au dela des divergences partisanes et personnelles je constate avec amertume que le diviser pour mieux rĂ©gner fait encore plus de ravages en 2009 que en 1989 apres la 3° voie viendra une 4° puis une 5° et ainsi mon peuple sera toujours dans la misere intellectuelle mais lĂ par contre le epuple se soulèvera encore plus durement qu en fĂ©vier 2009 et lĂ ni les crs ni les politiques ne sauront le stopper et il y aura des cris et des pleurs pourquoi pour des luttes de pouvoir pierre samot avait raison de faire son appel publique envers alfred et serge et l avait dĂ©jĂ tout compris lui que l on dit moins malin que les autres il est plutot plus sage et humble que les autres et c est Ă mĂ©diter
Nous avons la mauvaise habitude de dire que c’est la faute des autres si rien ne va.
Si chaque matin nous avions le courage de nous regarder dans un miroir pour nous interroger sur les actions que nous aurions entreprises pour faire avancer la Martinique, ce serait déjà un grand pas dans la responsabilisation.
Oui, Serge LETCHIMY a vocation Ă ĂŞtre un haut responsable dans ce pays. Mais arrĂŞtons de faire croire que se sont uniquement les autres qui ont des ambitions personnelles. Par dĂ©finition, un parti politique et quel qu’il soit, recherche le pouvoir. Mais lorsque l’avenir de la Martinique est en jeu, il aurait Ă©tĂ© souhaitable de mettre en veilleuse cette ambition de pouvoir.
tu observeras Kenjah, et ce n’est pas pour ĂŞtre nĂ©gatif, c’est depuis 1967 que le PPM a pris fait et cause pour l’autonomie. Si la nouvelle gĂ©nĂ©ration doit aller au mĂŞme rythme dans la nĂ©gociation pour l’autonomie, ce ne sera plus qu’un espoir de mal papay.
Pourrais tu me donner un ou plusieurs exemples montrant des avancĂ©es fortes qui ont Ă©tĂ© gagnĂ©es sur la route de l’autonomie Ă ce jour.
Certes, je sais que le pouvoir central a souvent jouĂ© du bâton et des armes pour arrĂŞter le peuple en lutte. MalgrĂ© tout, nous observerons que nous sommes toujours tenus par le ventre. Nous nous sommes laissĂ©s enchaĂ®nĂ©s par la sociĂ©tĂ© de consommation et sommes devenus des “jouisseurs” de plaisirs faciles.
S’amarrer Ă un parti nĂ©cessaire. Il est aussi urgent que nous nous mettions au service de notre pays.
Kenjah, je voerai oui pour le 74 le 17 janvier et j’espère qu’une majoritĂ© de Martiniquais fera de mĂŞme. Ceci nous permettra alors pendant un certain temps de mener toutes les expĂ©rimentations qui sont prĂ©conisĂ©es dans la troisième voie.
MĂŞme si cette troisième voie peut ĂŞtre une ou la solution, je crains fort, si le 17 est un Ă©chec, que nous soyons en mesure de rassurer la population, l’ayant dĂ©jĂ effrayĂ©e par l’Ă©ventualitĂ© de pertes d’acquis.
S’il est vrai que la libertĂ© se conquiert, malheureusement, nous nous sommes laissĂ©s endormir dans des situations de bien ĂŞtre avec nos belles voitures, nos belles villas, nos soirĂ©es champagne et j’en passe.
Nous sommes tous coupables de nous ĂŞtre laissĂ©s enfermer dans les plaisirs faciles, d’avoir laissĂ© l’argent terbolizĂ© lespwi-nou.
Loin d’abdiquer, saisissons cette maigre opportunitĂ© qui se prĂ©sente Ă nous pour simplement…changer pour avancer.
RESPECTEZ LA DROITE S’IL VOUS PLAÏT.
Kenjah prône « l’unité la plus large », mais il ne peut s’empêcher de tirer à boulets rouges à longueur de texte. Il dénonce violemment je cite :
- les tenants d’un « vision pétrifiée de l’avenir martiniquais, engoncée dans l’assistanat et la défense de la pwofitasyon séculaire »
- le conservatisme réactionnaire de la stagnation
- le renoncement colonial à l’existence nationale
- la droite avocate idéologique du patronat et du libéralisme
- les dinosaures rescapés de l’ère Emile Maurice
- la rhétorique vieillote et partisane de la politique traditionnelle
- la résignation de droite concédant avec 6 ans de retard la nécessité de rénover nos collectivités
locales.
Mais de quoi parle-il donc ? De la droite ? Au juste, sait-il ce que c’est que la droite en Martinique aujourd’hui ?
La droite se définit par des concepts caractéristiques de sa vision de la société.
Voici une partie de leur feuille de route :
- le souci de l’efficacité en économie
- la volonté de valoriser l’effort personnel
- la recherche d’une action pragmatique dégagée des idéologies
- la promotion des valeurs de solidarité sociale
- la reconnaissance de notre identité collective
- l’acceptation, sans complexe ni angélisme, de notre appartenance à la nation française.
Pourquoi tant d’animosité à l’égard de la droite, tant de hargne ?
Pour développer la politique de 3ème voie, le PPM n’a pas besoin d’arguments aussi détestables !
Pour construire il faut ĂŞtre modeste et pragmatique, et respectueux des gens.
Allez-vous, Mr Kenjah, continuer à reprendre à votre compte la politique de « coups de serbi », « l’aventurisme élitiste » la « fuite en avant opportuniste d’opportunistes de gauche » que vous reprochez précisément aux leaders du 74 ?
Vos diatribes sont rejointes par celle de Mr JC William qui éprouve sur politics de ce jour le besoin de vilipender Miguel Laventure des FMP, comme coupable de vouloir une « décentralisation limitée »!
MESSIEURS DU MPA : PAS ÇA, ET PAS VOUS !
Vous la droite ? vous reprĂ©sentez quoi ? vous oubliez que vous ĂŞtes les hĂ©ritiers d’Emile MAURICE qui est restĂ© un certain nombre d’annĂ©es Ă la
tĂŞte du conseil gĂ©nĂ©ral avec une majoritĂ©, et les consĂ©quences que l’on
connait pour la Martinique ! assimilation Ă tout prix ! concessions Ă tout
va envers les puissants, dont les békés ! Vous parlez de quoi là Monsieur ?
et qui plus est, vous avez l’outrecuidance d’avancer des termes comme :
“promotion des valeurs de solidaritĂ© sociale” ; on croirait marcher sur la tĂŞte !
Si Jean-Claude WILLIAM villipende “le miguel laventure”, il est dans son rĂ´le
et en a PARFAITEMENT LE DROIT ! pas lui, pas ce miguel laventure !
ET POUR FINIR, JE DIRAIS PAS VOUS MESSIEURS DES F.M.P, SURTOUT PAS VOUS !
Allons amis, calmons nous. Ne nous énervons pas. Discutons, échangeons, avançons.
Nous reprochons trop souvent Ă l’autre ce que nous pourrions nous reprocher Ă nous mĂŞmes.
Echangeons sur des bases qui nous aideront tous Ă progresser. Discutons sans retenue, mais pas Ă coup de slogans. Avançons d’un pas certain vers des responsabilitĂ©s qui ne pourront que nous faire du bien.
Aujourd’hui, il y a bien, quelque soit les diffĂ©rences, une tendance 73 et une tendance 74.
Annou alé pli douvan. Yich nou ka gadé nou, yich nou ka kouté nou, manmay-la. Bay bwa pou nou alé.
Pa bliyé, alè alè, nou ni randévou épi listwa lè 10 janvier, silon sa mwen tann.
Et Messieurs des F.M.P, anciennement R.P.R - U.D.F : il faut ajouter Ă votre bilan des annĂ©es Emile MAURICE, l’Ă©migration en masse des martiniquais vers
la france, avec la bienveillance de votre politique ! vous n’avez jamais Ă©tĂ©
pour le peuple - ce n’est pas pour rien que notre illustre AimĂ© CESAIRE vous
qualifiait de “plus grand ennemi du peuple martiniquais !”
Mais oui, mais oui, certains ont du mal à se réveiller de leur logomachie, qui leur tient de pensée. Ils croient qu’un pays se dirige avec la hargne, le ressentiment et même la haine : ils sont heureusement une minorité incorrigible.
L’ère des politiciens « sortants » qui ont tout fait pour instituer une pensée unique est désormais révolue : le mois de janvier 2010 leur sera fatal.
La Martinique n’a pas d’avenir hors d’une démocratie réelle et vivante, où tous ont les mêmes droits.
J’AI LE DROIT DE PARLER DE LA DROITE SANS ME FAIRE INSULTER.
Vous feriez mieux de trouver un autre site pour vomir vos immondices !
C’est pour vous que l’Ă©chĂ©ance sera fatale car vous ne reprĂ©sentez plus
rien dans ce pays ! en fait c’est quoi vos rĂ©fĂ©rences ? Emile MAURICE ?
Victor SABLE ? Camille PETIT ? J’espère que pour le salut de ce petit
pays de 1000 Km2, vous ne serez jamais prépondérant comme dans les
années soixante-dix ; car vous êtes vraiment la honte de ce pays !
Merci Ă toutes et tous pour tous ces commentaires qui Ă©clairent beaucoup de visiteurs de ce site. Gardons le contact dans le respect de l’autre. Ce site est ouvert a tous et mĂŞme Ă ceux qui ne partagent pas les idĂ©es de Serge Letchimy.
Absolument Editeur, la première phrase de mon dernier commentaire Ă©tait juste une expression…
Répondre à éditeur :
Merci à vous d’avoir ouvert un espace d’espérance en un renouveau de la vie politique martiniquaise. C’est la démocratie qu’il faut reconstruire. Elle a été la plus grande perdante de ces dernières années. Après avoir barré la route à l’initiative d’un congrès votant « à portée de calotte » un projet-chèque-en-blanc, et sommant les électeurs de l’adopter pour satisfaire rancoeurs politiques et machination idéologique, la voix de tous les martiniquais doit pouvoir désormais s’exprimer.
Il faudra un pouvoir, il faudra une opposition : ce sont les deux jambes de la démocratie. C’est simple, mais c’est essentiel. C’est la condition nécessaire pour s’attaquer aux grands choix stratégiques (actuellement inexistants) et permettre les compromis indispensables.
C’est un apprentissage difficile le respect mutuel. Mais je crois que si chacun fait un effort, nous arriverons. Il nous suffit de ne pas rĂ©pondre la bĂŞtise par la bĂŞtise. Quelque soit celui qui est au pouvoir, qui gagne une Ă©lection, le pays aura besoin de tous pour avancer.
Nous devons simplement ne pas croire que nous dĂ©tenons la vĂ©ritĂ©. Nous sommes tous des hommes et des femmes avec des forces et des faiblesses. Acceptons que l’autre porte des contradictions. Et d’ailleurs, l’on peut ĂŞtre soi mĂŞme porteur de contradictions.
D’ailleurs, Ă la lecture du”Discours sur l’autonomie” sauf Ă m’Ă©clairer, j’y vois tant de contradictions. d’un cĂ´tĂ© un Ă©crit qui montre combien l’autonomie est nĂ©cessaire pour avancer, de l’autre, la peur d’aller au bout, mĂŞme si c’est par petits pas jusqu’Ă l’autonomie rĂŞvĂ©e.
Je ne le cache pas, je ne suis pas pour la troisième voie de Serge LETCHIMY, mais j’ai un grand respect pour lui et notre Martinique aura aussi besoin de lui.
Effectivement, le pays aura besoin de respect mutuel pour avancer !
encore faudrait-il que ce dit respect mutuel engage tout le monde,
y compris les gens de droite !