Meeting du MAP le 28 novembre 2009 au grand carbet à Fort de France

LE MOUVEMENT DES AUTONOMISTES ET PROGRESSISTES

Jean-Claude William, Universitaire, Président du MAP
Serge Letchimy, Député-Maire de Fort-de-France, Président du PPM
Maurice Antiste, Maire et Conseiller Général du François, Président du MPF
Serge Larcher, Sénateur de la Martinique
Simon Morin, Secrétaire Général du Mouvement Démocratique Joséphin
Arnaud René-Corail, Maire et Conseiller Général des Trois-Ilets
Alfred Donat, 1er adjoint au Maire du Saint-Esprit
Patrice Dintimille, Maire Adjoint du Gros Morne
Christian Valard, Président du Mouvement Progressiste Spiritain
Max Auguiac, Consultant
Serge Chalons, Médecin-pédiatre …..

Et bien d’autres encore

Vous invitent à participer au lancement officiel de la campagne du logomapjpg

LE SAMEDI 28 NOVEMBRE 2009 à 17 HEURES

AU GRAND CARBET DU PARC AIME CESAIRE

Pour tout savoir sur la consultation de janvier 2010

VINI POU TENN’, TENN’ POU COMPRENN’, COMPRENN’ POU VOTE

34 réflexions au sujet de « Meeting du MAP le 28 novembre 2009 au grand carbet à Fort de France »

  1. A tous,

    Je vous adresse le texte adressé à France Antilles. Ai-je apporté des éléments au débat?
    Notre existence est à décider, en toute responsabilité !

    Nous aurons, comme en 2003, à nous prononcer sur une éventuelle évolution institutionnelle de la Martinique. Nicolas SARKOZY a voulu donner du grain à moudre aux différentes tendances qui se sont dégagées lors du congrès du 18 juin 2009.
    L’une, pour une collectivité régie par l’article 74 regroupant les compétences des Conseils Régional et Général et des domaines supplémentaires de compétence prédéfinies, l’autre régie par l’article 73 regroupant les compétences des Conseils Régional et Général et peut être, quelques habilitations temporaires supplémentaires.
    Comment les Martiniquais peuvent-ils s’y retrouver lorsque certains partis, dans leurs discours quotidiens parlent de responsabilité, mais quand l’occasion leur est donnée pour avancer, font du surplace.

    Où est le chat ?
    Après le « chat an sak » de feu Camille DARSIERES en 2003, repris avec force par la droite, c’est au tour de Serge LETCHIMY de proposer une «troisième voie» et réclamer qu’un article spécial soit inscrit dans la Constitution pour « préserver des acquis » qui sont pourtant déjà garantis par cette même Constitution qui stipule « article 1 : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens… ».
    Quel est donc le sens de ce combat ?
    Il ne s’agit pas ici de dicter au PPM ses choix, ni de tomber dans une polémique stérile, mais d’analyser et de s’interroger sur les véritables objectifs d’un des premiers partis se réclamant de l’autonomie.
    Quels sont donc les éléments qui auraient changé en 2009 par rapport à 2003 pour que le PPM effectivement, défende avec autant de vigueur cet article 73 ? Ce « chat an sak » se serait-il enfui, ou aurait-il disparu par magie ?
    Or, sauf si le contraire était prouvé, ce « chat an sak », né du prétexte que la loi organique aurait été votée après que les électeurs se soient exprimés, devrait être toujours présent, les conditions du vote de la loi organique n’ayant pas changées.

    De la parole aux actes
    La responsabilité Martiniquaise doit-elle être assumée que par des mots d’ordre ?
    Comment comprendre le positionnement du PPM après la lecture de l’article 3 de ses statuts de 1958 qui précise :
    “le PPM est un parti nationaliste, démocratique et anticolonialiste,… il entend dès maintenant, préparer le peuple martiniquais à assumer la responsabilité des décisions sur le plan politique, économique et social, sur le plan culturel, axer ses efforts sur le développement de la personnalité martiniquaise”.
    Lors de son congrès d’août 1967, le PPM adopta le mot d’ordre d’autonomie, et Aimé CESAIRE, dans son discours de clôture affichait clairement le chemin :
    « Cette indispensable conquête du pouvoir politique par le peuple martiniquais, nous, le PPM, nous pensons qu’elle ne peut se faire que par l’accession de la Martinique à l’autonomie dans l’ensemble français…nous entendons pouvoir prendre librement les décisions qui nous concernent au premier chef en tant que martiniquais et exécuter nous-mêmes ces décisions… par conséquent nous préconisons dès maintenant l’institution d’une assemblée délibérante martiniquaise souveraine dans un certain nombre de domaines, lesquels sont à délimiter, et d’un exécutif martiniquais ».
    Ce positionnement ne ressemble-t-il pas à ce que le Congrès des élus a proposé ? Une Martinique régie par l’article 74 avec des domaines de compétences délimitées, ce qui devraient permettre de terrasser le chat !

    Le prix de la peur
    Au moment où ceux qui clament « l’indépendance » du pays Martinique viennent sur les positions des autonomistes, le PPM « joue » à se faire peur, à faire peur au peuple Martiniquais.
    D ‘ailleurs, en reprenant l’ouvrage de Serge LETCHIMY, « Discours sur l’Autonomie », nous relevons page 157 :
    « En fait, nous subissons une double dépendance qui stérilise une grande partie de nos acteurs économiques et de nos décideurs politiques : la dépendance vis-à-vis du système économique en place et la tutelle politique vis-à-vis de la France. Ces dépendances gèrent notre incapacité à faire émerger dans le cadre d’un nouveau statut, les conditions de sortie du marasme social et économique…. »
    Et page 158 : « La chose a été dite, clamée, revendiquée : on ne peut gérer un pays par délégation. Peut-on contredire qu’une société par trop dépendante ne soit vulnérable aux régimes d’indétermination ?… »
    « A la réflexion, je crois fermement que nous avons peur, peur de l’avenir. Nous avons peur de perdre les avantages acquis… Nous avons peur d’avoir à réviser leur application en faveur du développement durable et intégré. Nous avons peur des lendemains, justement, ceux que nous revendiquons, parce que nous doutons de notre propre capacité à gérer ce futur. »
    « Sous prétexte de ne pas disposer avec certitude des solutions, nous préférons laisser aux bons soins des autres notre destinée… Mais une vérité demeure : malgré nos multiples refuges possibles, l’assimilation, l’assistanat, l’idéologie empruntée, nous ne pourrons plus longtemps fuir le moment où nous nous retrouverons face à nous mêmes. »
    Oui, ces citations sont bien dans le livre écrit en 2002 par le Président actuel du PPM ! ! !
    N’aurait-il pas été plus conséquent, plus responsable, qu’au delà des partis, qu’au delà de la recherche systématique de positionnement voire de pouvoirs personnels, que l’intérêt supérieur de notre Martinique soit préservé, soit prioritaire ?
    Pourquoi proposer une « expérimentation » sur six ans d’une collectivité régie par l’article 73, lorsque cette même expérimentation peut être réalisée dans l’article 74 ? Les premières années d’une Martinique régie par l’article 74 permettraient de procéder à des réajustements, comme dans tout processus en construction.
    Nous risquons de rater une occasion de participer à la mise en œuvre de la Responsabilité Martiniquaise prônée depuis des décennies.
    « Sa ki an bek pa ta’w, sé sa ki an fal ki ta’w» ! Domicilier, récupérer le moindre espace de pouvoir, de compétence, est une nécessité. Tenir chaque pas de gagné, disait le grand homme.
    Certes, ce n’est pas encore l’autonomie rêvée, mais pourquoi refuser à notre Martinique de faire ce pas qualitatif ?

    Choisir en toute conscience
    Le résultat de la consultation du 17 janvier prochain est d’une importance vitale, existentielle.
    Si elle s’avérait négative, notre Martinique raterait une historique et pacifique circonstance de donner du sens au mot Responsabilité.
    Nous repartirions alors pour une période indéterminée à réclamer que davantage de pouvoirs soient domiciliés sur place afin de prendre ici, les décisions qui répondent aux besoins des Martiniquais, exactement ce que propose l’article 74 qui permet « un statut qui tient compte des intérêts propres » de la Martinique « au sein de la République », qui permet « des mesures justifiées par les nécessités locales en matière d’accès à l’emploi, de droit d’établissement pour l’exercice d’une activité professionnelle ou de protection du patrimoine foncier ».
    Faut-il conserver, maintenir des situations qui justifieraient l’existence « d’intellectuels » qui préfèreraient discourir que de réellement travailler à faire avancer la Martinique ?
    Et que penser de tous ces dirigeants de partis qui se cachent derrière le vote de leurs militants pour remettre en cause leur choix au Congrès? La bonne démarche, s’il y avait un doute, serait que les militants soient interrogés avant le congrès.
    Nos politiques seraient-ils alors des marionnettes peu courageuses ?
    Il ne s’agit pas de demander à nos politiques d’être à tout prix en accord sur tout. Il faut simplement qu’ils argumentent en toute bonne foi leurs choix et qu’ils n’utilisent pas des arguments fallacieux tendant à créer le doute dans la population.
    Le consensus des partis se réclamant d’une Martinique responsable est-il encore possible ?
    Chacun, devra assumer sa part de responsabilité dans un éventuel échec le 17 janvier 2010.

    Le futur de la Martinique est entre nos mains
    Faisons le choix de l’avenir, le choix de la responsabilité. Engageons nous, militons pour une Martinique responsable afin que demain, ces mêmes « politiques » ne nous disent pas que les problèmes rencontrés dans le transport, la pêche, l’agriculture, l’eau, l’éducation, les relations caribéennes, l’emploi, le développement économique, la protection de l’environnement, la violence,… que toutes ces difficultés relèveraient du gouvernement qui est à… 8 000kms de nous.
    Que les militants des partis qui se réclament de l’autonomie, fassent du « marronnage », et debout, rejoignent ceux qui prônent une avancée réelle de la responsabilité Martiniquaise.
    Que ceux qui ont comme parti, d’abord la Martinique, pèsent de tout leur poids pour aider ce pays à sortir de l’engourdissement, redressant l’échine pour que demain, leur fierté soit grande d’avoir participé positivement à l’avènement d’une Martinique digne et conquérante.
    Que les jeunes, futur de ce pays, s’approprient pleinement ce débat pour faire un choix basé sur la conscience, la confiance et la volonté de faire leur place dans la Martinique en marche, de participer à féconder une Martinique moderne, génératrice de richesses partagées.
    Nous donnerons alors du sens aux mots de Pierre ALIKER : « les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises sont les Martiniquais. »
    Le « tic-tac » du réveil est encore perceptible. L’heure de nous mêmes peut, doit enfin sonner.
    Un sursaut de bon sens de tous ceux qui prônent le progrès, est souhaitable.
    Et l’espoir, la raison, pour nos enfants, est qu’au bout du petit matin, tous, nous nous donnions la main afin de relever les grands défis et bien construire la Martinique où le soleil brillera pour tous, solidairement et durablement.
    Notre avenir, notre existence est à décider, maintenant, dignement, en toute conscience, en totale responsabilité, pour avancer, pour gagner une Martinique belle et prospère pour tous.

    Joé ARNETON

  2. Je rappelle aussi que Jean CRUSOL qui s’était associé à la droite pour donner vie au”chat an sak” quant au choix d’une Martinique régie par le 73 a quitté le PS et est venu poser ses valises au PPM.
    Je me souviens d’une de ses premières déclaration de nouveau membre du PPM, c’était de vouloir en découdre avec MARIE-JEANNE. Je ne crois pas qu’il se soit assagit, puisque, sur un power point mis en oeuvre pour informer la population quant aux différences entre 74 et 73, il annonçait encore la couleur, en prétendant que le vote du 18 juin était digne des pays totalitaires.
    Je ne souhaite pas qu’on fasse la chasse, ni à MARIE-JEANNE, ni à LETCHIMY, ni à LISE. Ce n’est pas en faisant la chasse à l’homme que nous réussirons la Martinique.
    Par contre, nous avons tous le droit et l’obligation de critiquer les positions des uns et des autres en argumentant.
    Nous avons besoin de leaders qui transcendent le peuple. Mais nous devons suivre nos leaders en gardant toujours le sens critique.
    En ce sens, si je soutiens, les objectifs du RMC pour une Martinique régie par l’article 74, je me dois de garder en toutes circonstances mes capacités de critiques pour avancer.

    • Monsieur ARNETON,
      Vous vous sentez seul??? pourquoi autant de justifications…Vous n’êtes pas sûr de votre choix???? Que de textes, que de mots, vous essayer de Vous convaincre apparement. Je suis ravie de voir que le PPM vous offre cet espace ? La catharsis libère…Mais vous avez jusqu’au 10 janvier pour prendre LA décision. Nous restons à votre écoute….

      • “Moi “cachée,
        C’est vrai que le net donne l’opportunité avec des pseudos, de se lâcher. Voilà que “moi” s’interroge sur mon éventuelle solitude. Alors, “moi”, soyez rassurée, je ne me sens nullement seul, sauf à croire que je devrais traduire autrement le sens de votre question. Ce serait dommage!!
        Peut être que “moi”, vous n’avez pas encore mesuré l’importance d’un débat argumenté et qui peut être enrichissant pour tous.
        Je ne veux pas m’aventurer sur le chemin que vous empruntez quand vous déclarez que “la catharsis libère”…Ce type d’argumentation ne nous permet nullement de progresser.
        Sauf si le blog était réservé uniquement aux “moi”, cet espace qui me semble être ouvert permet à mon avis, à ceux qui le souhaitent de s’exprimer librement en ayant toujours du respect mutuel. C’est ainsi que nous ferons, au delà des différences d’analyses, avancer notre pays.
        En espérant que”moi” interviendra, commentera et contredira le fond de mes interventions…
        A bientôt.

  3. “Moi “cachée,
    C’est vrai que le net donne l’opportunité avec des pseudos, de se lâcher. Voilà que “moi” s’interroge sur mon éventuelle solitude. Alors, “moi”, soyez rassurée, je ne me sens nullement seul, sauf à croire que je devrais traduire autrement le sens de votre question. Ce serait dommage!!
    Peut être que “moi”, vous n’avez pas encore mesuré l’importance d’un débat argumenté et qui peut être enrichissant pour tous.
    Je ne veux pas m’aventurer sur le chemin que vous empruntez quand vous déclarez que “la catharsis libère”…Ce type d’argumentation ne nous permet nullement de progresser.
    Sauf si le blog était réservé uniquement aux “moi”, cet espace qui me semble être ouvert permet à mon avis, à ceux qui le souhaitent de s’exprimer librement en ayant toujours du respect mutuel. C’est ainsi que nous ferons, au delà des différences d’analyses, avancer notre pays.
    En espérant que”moi” interviendra, commentera et contredira le fond de mes interventions…

    • “”Moi” cachée”, vous répond: ne pas confondre argument et compilation de textes sans cohérence au rythme de vos divagations , ce qui est compréhensible car vous chercher encore LA solution. Je suis ravie de constater que cet espace du PPM vous permet de le faire, de réfléchir à “VOIX “ÉCRITE”. Notre positionnement est clair: NON LE 10 JANVIER OUI LE 24 JANVIER. Le 24 , “l’heure de nous même aura sonné” en son sens originel ,car nous pourrons dans cette configuration écrire ENSEMBLE (si vous le voulez bien) le contenu du projet ,tout en l’expérimentant pendant 6 ans (j’aurai préféré 10, mais bon…) ce nouveau projet pour la martinique , enrichis de nos expériences passées (échec et succès).
      Nous restons à votre écoute Monsieur ARNETON.

  4. Mr ARNETON, avec tous mes respects, calmons-nous !

    Nous sommes libres ou pas d’utiliser des pseudos ! c’est la démocratie !

    Effectivement l’échéance approche mais gardons notre sang-froid !

    Moi qui vous parle, je n’ai rien à perdre ou à gagner si la Martinique mon pays natal que j’aime partais dans un aventurisme dangereux ; je vis et travaille à l’étranger ! mais je tiens aussi à ce pays où je suis né et à son peuple !

    Restons calme ! J’ai pris fait et cause pour Mr LETCHIMY ! mais je peux comprendre que mes compatriotes aient des positions contraires !

    C’EST CELA LA DEMOCRATIE !

    Mr Gilbert CELESTIN dit gigi

    • Nous sommes habitués au dérapage du parti qui tient la thèse contarire à la notre ..mais notre espace est ouvert à tous . Bienvenus à tous les contradicteurs car c’est grâce à eux que l’on peut mettre à l’épreuve nos propres réflexions et progresser. Merci pour votre soutien gigi.

  5. Mr ARNETON, avec tous mes respects, calmons-nous !

    Nous sommes libres ou pas d’utiliser des pseudos ! c’est la démocratie !

    Moi, qui vous parle je n’ai rien à perdre si la Martinique mon pays natal que j’aime, partais dans un aventurisme dangereux ! je vis et travaille à l’étranger !
    Mais je tiens à ce pays et à son peuple ! j’ai pris fait et cause pour Mr LETCHIMY mais je peux comprendre que mes compatriotes aient des positions contraires !

    L’échéance approche mais restons zen ! courtois et démocrates !

    Mr Gilbert CELESTIN dit gigi

  6. Finalement, je vais voter oui à l article 73 le 24…

    En france, avec la réforme balladur, les départements et les régions auront le droit de fusionner entre eux après consultation….
    Donc on pourra voir par exemple la réunification de la bretagne ou encore la réunification de basse et la haute normandie…
    Donc finalement, en votant oui le 24 janvier, la martinique restera dans le droit commun puisque les régions et les départements de france auront le droit de fusionner!
    Ce qu elles n hésiteront pas a faire depuis le temps qu elle le réclament!!!
    LOOOL!!!

    L’article 12 met fin à un vide juridique. A la différence des dispositions de l’actuel code général des collectivités territoriales sur le regroupement des régions, il n’existait pas de procédure similaire pour les départements. Cette procédure, qui repose sur le volontariat des collectivités concernées, permettra d’offrir un cadre rénové pour les initiatives que souhaiteraient prendre les élus locaux. Le projet de regroupement doit nécessairement reposer sur l’initiative de l’un ou de l’ensemble des conseils généraux intéressés. Si le Gouvernement estime qu’il y a lieu de poursuivre la procédure, la consultation des électeurs résidant sur le territoire concerné par le projet de regroupement est facultative si tous les conseils généraux se sont prononcés en faveur du projet, obligatoire dans le cas contraire. Si une consultation a été organisée, le regroupement ne peut être prononcé que si le projet a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés correspondant à un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits dans l’ensemble des communes intéressées. Le regroupement est décidé par décret en Conseil d’Etat.
    L’article 13 modifie, en l’assouplissant, la procédure de regroupement de régions, qui devient identique à celle prévue pour le regroupement de départements.

    L’article 40 a pour objet d’habiliter le Gouvernement à prendre une ordonnance, sur le fondement de l’article 38 de la Constitution, pour définir les mesures d’adaptation du chapitre consacré aux conseillers territoriaux en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. Les congrès de la Guyane et de la Martinique ont d’ores et déjà saisi le Gouvernement de demandes pouvant conduire à des évolutions institutionnelles ou statutaires et qui nécessiteront la consultation des électeurs. En Guadeloupe, les élus ont sollicité un délai de réflexion avant de saisir le congrès d’un projet équivalent. Cet article permet donc de ne pas préjuger du résultat des procédures en cours et préserve la liberté des électeurs qui seront appelés à se prononcer. La Réunion n’ayant pas manifesté l’intention de s’engager dans une démarche de ce type, il n’est pas utile de prévoir, pour ce département d’outre-mer, de mesure particulière d’adaptation
    http://www.arf.asso.fr/index.php/content/download/3040/40750/file/PJL-ReformeColl.pdf

  7. Gilbert CELESTIN,
    Sauriez- vous me présenter une seule de mes phrases, un seul de mes mots qui montrerait que je perdrais mon calme.
    Moi, il ne s’agit point de compilation de textes sans cohérence. Je cherche simplement à comprendre les écrits de Serge LETCHIMY et de son engagement aujourd’hui pour le 73. Je n’en disconviens pas, c’est son droit le plus absolu de défendre une Martinique avec simplement une assemblée unique dans le cadre de l’article 73 avec des habilitations sur un temps déterminé et pour un nombre limité de matières. Si vous me dites qu’il n’y a pas contradiction et que c’est là le début de l’autonomie, annou roulé!
    Parcourant encore le discours sur l’autonomie, je relève à la page 115: ” le faux procès des droits acquis: il est là, le prétexte idéal pour ceux qui refusent d’être sevrés et pour qui la dépendance sociale n’est qu’anesthésie dilatoire. tout cela soutient un climat de confusion, et de manque de confiance dans une classe politique ou trop conservatrice, ou insuffisamment audacieuse.”
    Gilbert, Moi, c’est bien Serge LETCHIMY qui écrit cela sur son livre édité en 2002!!! Comment puis-je comprendre? Comment puis-je comprendre que sa position aujourd’hui soit la bonne? Que pourrait-il nous préparer demain? J’aimerais que mes doutes soient dissipés.
    Sachez Moi, que malgré notre analyse différente, je ne me permettrai sous aucun prétexte à dire ici ou ailleurs que vous divaguez.
    Que ceux du MAP m’éclairent et me listent ce que, demain, les Martiniquais perdraient s’ils choisissaient l’article 74.
    Je sais au moins une chose. L’éducation étant le socle de tout pays, avec l’article 74, si dans le cadre des compétences, nous obtenions la possibilité d’intervenir dans les programmes scolaires, ne pas permettre l’arrivée massive en surnombre d’enseignants ne maîtrisant pas notre culture, ce serait déjà un pas vers un équilibre.
    Le combat pour la culture Martiniquaise, n’est-ce pas l’une des revendications fortes du PPM? Souvenez-vous de la mobilisation que nous avons menée pour que les 18 jeunes lauréats au concours de professeurs des écoles soient recrutés!!! Serge connait parfaitement ce dossier. Ceci est donc un exemple concret de la situation que nous vivons.
    Le futur de notre Martinique mérite une forte prise de conscience. Je sais aussi qu’il ne suffit pas de le dire ou l’écrire, mais que ce soit surtout dans nos actes quotidiens qu’il nous faudra le montrer. Il nous faut simplement passer de la parole aux actes.

    • Je ne souhaite pas que des LEOTIN mal dans leur peau, vienne brandir et polluer la tête de mes enfants avec des manuels scolaires ORIENTÉS… Je ne vois pas en quoi la couleur de peau va empêcher l’enseignement de mon histoire à mes enfants… Moi j’ai bien appris et lu fanon, césaire, gontran damas, malcom X marcus garvey … et bien d’autres singulièrement avec des professeurs BLANCS et avec mes parents!!!. Ce n’est pas une question de couleur de peau mais une question de VALEURS UNIVERSELLES. Je souhaite que l’on mette l’accent sur la formation de nos instituteurs et enseignants afin qu’ils reussissent au concours pour qu’ils n’aient pas à quémander d’être retenus sur la liste de leur pays. De former et placer les notres aux poste s stratégiques qui décident de ces affectations. Je suis sur le combat intelligent en acceptant de se mesurer à l’autre et non le repli sur soi. Je suis pour une organisation de forces vives (juristes et autres experts,) en perpetuelle défense de nos intérêts lésés ou susceptibles de l’être mais en échangeant avec l’autre.Vous me confirmer que votre choix du 74 est l’expression d’une peur de l’autre, de l’avenir, d’une perte de confiance en la capacité de créativité et de travail des notres. Avec la 3ème voie, nous avons la possibilité d’écrire et de négocier d’égal à gal ce que nous souhaitons pour notre société martiniquaise sans tourner le dos au Monde. La configuration du 74 nous fragilise, nous place en situation de dépendance du parlement avec aucune marge de manoeuvre pour négocier, nous exclus à cause des projets choisis par l’équipe actuelle des RUP, et concentre trop de pouvoirs entre les mains d’une personne qui ne cesse de nous révéler ses travers politiques, n’acceptant aucune critique, aucun contre pouvoir… Le consensus est impératif dans la configuration du 74. Nous n’avons pas plus de défaut qu’un autre peuple , en revanche nous avons suffisamment d’expérience pour anticiper et corriger nos travers. Vous le pouvez dans le cadre du 73 avec une collectivité unique en alliant compétences et Transferts des Fonds et verrouillage des acquis, en innovant : En résumé , TRAVAILLER AVEC MÉTHODE. L’affaire du lycée schoelcher révèle bien que le Conseil Régional a travaillé à l’envers. Évitons ce type d’erreur grossière pour le changement de REGIME de la Martinique. Là c’est un pays avec ces hommes et non un bâtiment!!! . Dernier point.. Je retire “divagation” et le remplace par questionnement…

  8. Je reçois avec grand plaisir Moi, que vous ayez remplacé “divagation” par questionnement.
    Le questionnement chez moi, c’est de rechercher les raisons pour lesquelles des dirigeants politiques qui se battent depuis des décennies pour avoir un minimum de responsabilité, reculent au moment où la possibilité s’offre à eux de faire un petit saut qualitatif. C’est dommage. Nous nous mordrons les doigts plus tard.
    Si nous ne sommes pas au rendez-vous de l’histoire le 10 janvier, Moi, je doute que la troisième voie nous permette, comme vous semblez le dire,de négocier “d’égal à égal” avec la puissance jacobine.
    En tout cas, si le combat de la troisième voie, c’est parler d’exclusion des fils et des filles de mon pays, qu’il s’agisse de LEOTIN, ou d’autres, je vous dis bon vent!!!
    Sachez Moi, que je n’ai jamais parlé de couleur de peau quant à la place que des personnes provenant de France occuperaient dans l’enseignement, ces personnes ne maîtrisant pas notre culture.
    Cette troisième voie risque d’avoir du mal à être construite, et vous le savez. mais c’est votre choix.
    Par contre, si vous avez du temps, promettez-moi de m’adresser la liste de ce que nous perdrions si le 74 l’emporte.

    • Bonjour Monsieur ARNETON, ravie que vous ayez noté mon petit effort. Cela dit je vais peut être vous surprendre… J’abandonne… Bon 74 à vous.

  9. Joé ARNETON, la Martinique aura besoin de tous ses ressortissants y compris ceus qui y sont nés mais qui sont établis ailleurs… donc le mot exclusion doit
    être banni de notre langage si vous voulez bien ; car sans parler de retour au
    bercail ils pourront toujours investir dans leur pays natal !

    Quant à l’enseignement mon cher joe, je suis martiniquais né en Martinique et je n’ai jamais exercé en Martinique : je vois ce vous voulez dire mais prudence… prudence…. je vous dis attention avec ça !

  10. En clair pour terminer mon propos, il ne faut pas que le M.I.M et ses affidés oublient qu’il y’a des martiniquais dans les pays tiers y compris en france, la
    Martinique n’est pas seule dans l’univers et elle a des ressortissants partout !

    Ces martiniquais occupent differents emplois y compris dans l’enseignement ;
    Donc attention à certains propos ! Si changement, il doit y avoir ; ce chan-
    gement doit se faire dans la douceur et intelligemment mais surtout pas à l’em-
    porte-pièces et en prenant des catégories de gens comme bouc-émissaires !
    Car même pendant la grève de février, nous ressortissants de l’extérieur nous
    subissions des remarques déguisées !

    @ bientôt

  11. Je n’ai pas compris le dérapage d’AMJ , l’absence de self contrôle, qui devrait être l’apanage de tout homme politique conséquent à propos du Lycée Schoelcher. Pour ma part , c’est un dérapage calculé, volontaire, destiné à impressionner l’auditoire, à jouer des muscles comme le ferait le major du coin devant une table de “serbi”, dérapage d’une agressivité incroyable et totalement inqualifiable de la part d’un élu qui de surcroit occupe les fonctions de Président du conseil Régional. Ce qui est encore plus choquant, c’est qu’il a récidivé devant ses troupes le 28 novembre dernier en disant ” un homme venu d’ailleurs militant du PPM m’a posé une question : ” mwen voyew aille chié sic ”
    Que le conseil Régional décide de reconstruire le lycée Schoelcher , c’est son droit , qu’il considère que l’Ets. est dangereux , qu’il soit en contravention avec les règles parasismiques c’est évident , mais c’est aussi le cas d’autres lycées comme le lycée de Bellevue , Joseph Gaillard etc..

    Finalement le nom de Schoelcher ne génerait-il pas? je ne fais guère confiance à cette majorité MIM CNCP ; pour eux Schoelcher n’est qu’un imposteur , la fin de l’esclavage a été le fruit de la lutte des seuls esclaves.

    D’ailleurs ces patriotes auto proclamés ont comme projet à termes , de débaptiser toutes les rues , les places, jusqu’à la ville de schoelcher qui retrouverait son nom d’origine : Case Navire.

  12. La force de l’habitude….Cette obsession à vouloir imposer aux autres vos us et coutumes de dictateurs et de tontonmacoutismes…Qu’est ce que ça peut vous faire de savoir qui je suis; Si j’ai choisi un pseudo c’est mon droit… Internet offre cette opportunité, j’ai la liberté de choisir cette option. De plus vous présenter les symptomes cliniques de la paranoia ou Vous m’attribuer de supers pouvoirs, c’est gentil mais je n’ai pas de besoin de reconnaissance et encore moins de statut de héros. Désolée , aucun bénéfice secondaire latent à assouvir.Vous avez la possibilité de vous remettre en question??? C’est comme les frites mc cain , plus on en parle moins on en mange… Plus vous avez besoin de l’affirmer votre liberté , votre envie de servir moins vous êtes crédible. Essayer de revoir vos images diffusées en télé… Pathétique….Je vous suggère de la lecture sur l’estime de soi. Cessez de nous polluer.. Quels sont les études qui prouvent la dangerosité du lYcée et sur quelle base monsieur Marie – sainte s’est il appuyé pour affirmer devant les caméras le respect des normes de sécurité…. et surtout quels sont les enjeux financiers sous – jacents dans ce dossier de re construction … sur un projet déjà payé au point de ne pas pouvoir le remettre en conformité avec le PLU . A qui profitera le crime? encore un ovni conformement à l’affaire colas…NON merci…

  13. Vous avez raison “moi” de ne pas vous dévoiler ! car j’ai eu le malheur de trop me dévoiler et je me suis fais traiter de “niasme étranger” alors que je suis né en Martinique par un vulgaire individu qui se reconnaitra si il vient sur ce site !
    Le respect de soi et des autres surtout en ces temps où les échéances appro-
    chent, n’est pas si automatique que cela ; et nous devons redoubler de pru-
    dence !

  14. Difficile d’intégrer l’engagement soi disant objectif de Monsieur Arneton, il y a des attitudes des comportements des postures qui sont significatives et difficilement discutables.!! Qu’est ce qui justifie une opération de reconstruction du Lycée Schoelcher estimée à 60 millions d’Euros , alors que d’autres Lycées ne peuvent accueillir les élèves que dans des containers améliorés. La perspective de déplacer l’ensemble de la communauté éducative dans un Ets de transit a t’elle été sérieusement envisagée ? Il me semble d’après mes informations que la ville ait adressé à la région plusieurs propositions de terrains , mais aucune n’a été retenue.

    Et puis le refus de délivrer un permis de construire n’est pas une catastrophe, il suffit que le maître d’ouvrage modifie son projet pour le rendre compatible avec les exigences fixées par les règles urbanistiques.
    Monsieur AMJ devrait rencontrer le chef de l’édilité sans qu’il y ait d’enjeu particulier.
    Répondre véhément à un professeur :” Monsieur je n’ai aucun ordre à recevoir de vous, mais aucun, je ne vous connais pas , je ne connais pas Letchimy , je vais traiter avec lui pourquoi faire? occupez vous de vos affaires!!”
    Avouez que c’est une drôle de conception de la démocratie ! soit le maire de FdF obtempère le petit doigt sur la couture du pantalon , dans le cas contraire ils deviennent des ennemis déclarés.
    Autrement dit pour Mr M.J le maire n’est pas son égal, c’est un subordonné qui doit obéir aux ordres, c’est malheureusement la conception du MIM CNCP depuis qu’ils dirigent la région.

  15. Joe et “moi” – Vous avez des divergences de vue ! je peux le comprendre, c’est la démocratie ! Mais Sir Winston CHURCHILL disait “on gouverne par le consen-
    sus” – Le temps viendra où vous martiniquais de l’intérieur, vous aurez besoin de ce consensus pour mettre le pays sur les rails ! et contrairement à ce monsieur qui m’a dit que j’étais un “niasme de l’étranger” parce-que je ne
    vivais pas en martinique, je considère tous les martiniquais comme mes frères !

    We are from the same country ! peace… peace… peace…

  16. Premièrement, dire qu’avec l’article 74 les acquis sociaux seront maintenus en Martinique relève de l’escroquerie intellectuel, de la manipulation et de la tromperie.
    Rappellons que les électeurs martiniquais ne seront consultés le 10 janvier que sur la base du passage à l’article 74, ce qu’il y aura dans la loi organique qui régira la nouvelle collectivité ne sera l’oeuvre que du parlement et des propositions des élus de cette collectivité, la population n’aura a aucun moment son mot à dire.
    A partir de la, la collectivité régie par l’article 74,pourra a tout moment et selon son bon vouloir et surtout sans que les électeurs soient à nouveau consultés modifier à son gré la loi organique, comme c’est actuellement le cas à Saint Martin, où à peine plus d’un an après le passage de la collectivité à l’article 74 , les élus de ce territoire ont déjà fait voter une deuxième loi organique afin de faire les Saint Martinois et surtout la classe moyenne, payer plus d’impôt en demandant officiellement la compétence fiscale.
    Une fois la Martinique régie par l’article 74, les élus de la collectivité autonome pourront à tout moment et avec toute la latitude de la légitimité conférer naivement le 10 janvier par les martiniquais, modifier avec forte aisance la loi organique et supprimer les acquis sociaux par exemple afin de mettre les martiniquais au travail, les faire sortir de l’asistanat honteuse et déplorable dans lequel ils se trouvent.
    Et surtout quand on voit la haine viscérale parfois raciste qu’ont les 74zistes vis à vis de ceux qui vivent des allocations familliale et du RMI, je suis pret à parier qu’il ne suffira pas plus d’1 an à la Martinique sous le 74 pour que les élus de la collectivité autonome, au nom de la dignité du peuple martiniquais et de leur responsabilisation, ne suppriment ces fameux acquis sociaux en totalité au travers de la modification de la loi organique, les bénéficiares de ces mimima sociaux n’auront alors que leurs yeux pour pleurez et regretter d’avoir fait confiance aux élus.
    Deuxièmement, il n’y a pas que les allocataires et autres RMIstes qui doivent s’inquiéter, la classe moyenne martiniquaise sera la première concernée par la mise en place du régime d’autonomie sous article 74 de la Martinique, en effet afin de compenser la perte de ressource financière, les élus ( comme c’est le cas actuellement à Saint Martin) , n’auront d’autre choix que d’augmenter de manière drastique les impôts.
    Voici un témoignage troublant de ce que que vit la classe moyenne saint martinoise et cela avant même la mise en place de la deuxième loi organique qui organise la mise en place de nouveau impôt, la classe moyenne martiniquaise doit savoir ce qui les attend dans l’article 74:
    Vous évoquez une plus grande autonomie. Pensez au cas de Saint-Martin(Guadeloupe) où la France paie pour couvrir une gestion honteuse, où le sous-préfet dit que tout va bien. Si vous saviez ce que subissent ici les classes moyennes !
    Donner de l’autonomie, cela signifie se retirer par ailleurs, délaisser, même partiellement, les Français installés sur place. Or, tout ceci est politiquement très délicat
    http://www.ifrap.org/DOM-reformer-leur-administration-et-leur-economie,1286.html
    Et enfin dois je rappeler que ce qui est demandé par les élus du congrès martiniquais est une prédominance de spécialité législative avec un modèle proche du statut polynésien, les experts et obsevateurs l’ont admis et je ne comprends toujours pas que les partisans du 74 ont peur de révéler cette vérité aux martiniquais, prenez vos responsabilités au moins une fois.

  17. Voilà un très bon exercice de questions/réponses que j’ai trouvé sur le site de télé martinique “consultation populaire 2010″ , celui qui apporte les réponses est un éminent professeur de droit constitutionnel:

    je réponds à vos différentes questions en y reprenant leur contenu :

    1ère question : Dans le cadre des transferts de compétences dans l’article 74, ses partisans ( ceux du 74 ) disent et affirment avec une très grande conviction que l’article 72.2 suffit pour nous garantir un transfert de ressources financière équivalent, ont ils raison?

    En matière de transfert de compétences, il faut être très prudent. Il faut savoir que la Décentralisation amorcée en 1982 était basé sur trois grands principes présidant à la politique de transfert des compétences, s’agissant de la compensation financière de ces collectivités. Le premier principe est celui de la compensation intégrale des charges transférées ; les charges résultant pour chaque collectivité des transferts de compétences font l(objet d’une attribution par l’Etat de ressources d’un montant équivalent aux dépenses effectuées par l’Etat à la date du transfert au titre des compétences transférées. Le deuxième principe est celui de la simultanéité des transferts de compétences et des ressources nécessaires à leur exercice. Enfin, le troisième principe est celui du transfert pour une part majoritaire de ressources provenant d’impôts d’Etat, le solde devant être assuré par des crédits budgétaires évoluant chaque année au même rythme que la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF). Ces trois principes n’ont pas été respectés dans la mise en oeuvre de la Décentralisation ainsi que l’a relevé le rapporteur Guy Geoffroy dans son rapport sur le projet de loi organique relatif à l’autonomie financière des collectivités territoriales : ” En dépit des principes clairs posés par les lois de décentralisation en matière de compensation des transferts de compétences, force est de constater que l’Etat a souvent cherché, par le biais de la décentralisation, à réduire son déficit en transférant des charges croissantes aux collectivités locales. ” L’article 72-2 a été créé à la suite de la réforme constitutionnel de 2003 pour justement garantir une protection des ressources des collectivités territoriale vis-à-vis de l’Etat. Cependant, à mon sens, pour être viable, il faut que la compétence transférée résulte d’un transfert de fiscalité et non pas d’une contribution financière équivalente. A ce niveau, rien n’est établi, l’alinéa trois de l’article 72-2 ne posant que le principe que tout transfert de compétences entre l’Etat et les collectivités territoriales s’accompagne de l’attribution de ressources équivalentes à celles consacrées à leur exercice. Concernant les ressources de la collectivité de l’article 74, c’est la loi organique qui les déterminera en fonction des négociations.

    2°)- Deuxième question :
    Les autres collectivités régient par l’article 74 ( Polynésie française, Saint Martin, Saint Barthélémy, Saint Pierre et Miquelon) ont elles toutes eu en totalité les transferts de ressources financière équivalentes aux tranferts de compétences et cela à l’euros près , si oui, est ce que ce sera toujours le cas, quoi qu’il se passe et pendant le temps qu’elles décident de rester dans le 74? est un droit comme pour le 73, où est ce le résultat d’une bonne négociation?

    Je ne peux que nuancer ma réponse. Ces collectivités ont bien eu des ressources financières transférées avec les compétences. Sur l’adéquation entre les ressources transférées et les charges réellement exercées, cela est moins évident. Le transfert et le niveau de ressources transférées résultent effectevement d’une bonne négociation. Les paramètres retenus ainsi qu’une bonne évaluation des charges sont très importants. En effet, en cas de sous-évaluation, il y a un risque de rupture entre les ressources transférées minorées par rapport à des charges mal évaluées. Il n’y a donc pas de secret que l’on soit dans l’article 73 ou 74, un transfert de compétence demande une expertise sériée et complète et une bonne négociation.

    Quatrième question /
    J’aimerais aussi être renseigner sur le maintient du statut de RUP dans le cadre d’un changement dans l’article 74, certaines compétences notamment en matière de protection du foncier et de préférence locale à l’emploi peuvent ils remettre en cause notre statut de région ultra périphérique, dans quel manière, l’Europe nous mettra t’elle en garde avant où le statut de PTOM nous sera directement appliqué?

    L’Union Européenne n’a pas la même approche de l’Outre-Mer que la France. Il faut rappeler que l’Union Européenne est composée de plusieurs Etats ayant des systèmes juridiques et judiciaires différents. C’est ainsi que l’Espagne dispose des régions fortement autonomes par rapport aux régions françaises. L’Union Européenne ne se soucie pas de l’organisation administrative de chaque Etat, ce qui lui importe c’est que Droit Communautaire soit appliqué sur tout le territoire communautaire. Ainsi, il lui importe peu de savoir si une région française dispose d’un pouvoir de légiférer ; ce qui est important c’est qu’elle applique la législation et la règlementation communautaires. L’Union Européenne distingue Outre-Mer d’une part les RUP, faisant partie du territoire communautaire et appliquant à ce titre le Droit Communautaire et d’autre part, les PTOM (Pays et Territoires d’Outre-Mer) qui eux n’appliquent pas le Droit Communautaire. Les RUP sont énoncées nominativement et limitativement par l’article 349 du Traité de Lisbonne. c’est article a une portée supérieure aux normes nationales. Cela veut dire en claire que pour perdre la qualité de RUP nominativement il faudrait modifier cet article et donc reviser le Traité. Cela étant, l’Etat français est le seul garant devant les institutions communautaires du respect de l’application du droit communautaire sur son territoire. Je n’imagine pas l’Etat accepter des transgressions du droit communautaire par une RUP sans intervenir en amont dans la mesure où c’est lui qui est seul responsable juridique et pécuniairement devant les autorités communautaires. cela veut dire que le projet de statut de l’article 74 sera négocié avec l’Etat en fonction des contraintes du droit communautaire, sauf à vouloir sortir de ce cadre. C’est ainsi que le Droit Communautaire exclut toute discrimination ou préférence locale, ce que permet une collectivité de l’article 74 dotée de l’autonomie. Si cette collectivité veut s’orienter et appliquer ces options, elle sera effectivement en contradiction avec les principes du Droit Communautaire.

    Cinquième question :
    J’aimerais aussi savoir si dès lors le cadre de l’article 74 approuvé par la population, ce nouveau statut pourra évoluer vers celui de Pays d’Outre Mer avec une autonomie totale où pleine et entière et la totalité des compétences non régalienne transférées et cela sans recueillir à nouveau le consentement de la population lors d’un nouveau référemdum?

    La notion de Pays d’Outre-Mer ne recouvre aucun sens juridique. Ce n’est pas une catégorie juridique de collectivité. Une collectivité régie par l’article 74 peut parfaitement évolué d’un statut initial de quasi-identité législative à un staut d’autonomie. Les évolutions du statut de la collectivité à l’intérieur de l’article 74 ne sont pas soumis au consentement de la population. Le consentement de la population n’est requis que pour le passage d’une collectivité de l’article 73 à l’article 74 ou de l’article 74 à l’article 73, conformément à l’alinéa deux de l’article 72-3 de la Constitution. Il n’y a donc pas d’obligation juridique de consulter de nouveau le corps électoral pour les modifications du statut de la collectivité de l’article 74.
    http://forums.rfo.fr/rfo/Consultation-populaire-2010/consultation-populaire-questions-sujet_1_2.htm

  18. Stabilité ou Dérive

    Moi je lis la constitution et je l’interprète ou la commente beaucoup plus subtilement que le font les 74istes.
    Le 74 n’amène pas plus de compétences que le 73 ne pourrait en avoir en demandant les habilitations nécessaires.
    Les 137 mesures économiques,sociales , culturelles demandées et obtenues à l’issue des Etats Généraux répondent aux doléances des élus du Congrès de l’aveu même des présidents des collectivités …dans le 73!
    Pourquoi faire fuir des investisseurs potentiels en Martinique alors que le 73 favorise le progrès économique , social et culturel?
    N’est-ce pas pour créer le désordre et favoriser ainsi un réflexe identitaire xénophobe propice à l’indépendance?
    Or les Martiniquais , s’ils veulent légitimement des responsabilités – le juste degré d’autonomie -ne sont pas favorables à l’indépendance.

  19. Joé

    Je tiens à te rassurer très clairement , au moment où j’écris, je suis entièrement convaincu que le seul homme politique de dimension internationale , capable de mener ce peuple vers l’émancipation rationnelle et intelligente, est incontestablement : Serge Letchimy. Crois moi , j’ai mis du temps beaucoup de temps à le comprendre ,maintenant c’est fait.

  20. Merci EDITEUR, d’avoir effectué cette petite mise au point – Ce site comme vous le dites est ouvert à tout le monde de façon démocratique ! à partir du moment où les participants ne dénigrent pas systématiquement Mr Serge LETCHIMY et son action !

    A bientôt !

  21. Je suis surprise de constater l’écart qui existe entre vos écrits et vos actes. “Un espace de discussion”…c’est l’exemple que vous avez imposé aux parents d’élèves et au recteur hier. Vos méthodes révèlent bien les us et coutumes de votre parti.
    Monsiuer Reno est un consultant de votre parti payé donc par les votres afin qu’il fasse passer le 74 en Martinique. Je constate qu’il n’a pas réussi à faire passer cette idée en Guadeloupe….. Toujours cet écart entre ce que vous affichez et ce que vos faites. Recevoir les personnels en situation de précarité Les tos à huis clos et dire sans vergogne à la télé , “ce n’était pas TELLEMENT pour convaincre…” des questions comme “vais je garder mon poste “”,??? alors que si i té en 8 clos , nous pas té ny a sav quel type de questions avaient été posée… ce n’est pas jouer sur la peur de perte d’emploi de ce personnel si l’idée les avait effleuré de voter autre chose???????dernière anecdocte, lors d’un séminaire en guadeloupe juste après la mort de césaire, l’assemblée s’apprÊte à rendre un hommage à notre illustre poÊte, les représentants du conseil regional, s’exclame”ON n’est pas venu pour ça!!” Choqués, les personnes présentes , leur ont demandé de sortir de la salle le temps de faire cet hommage, vu que cela les dérangeait, obligés de s’exécuter, ils ont du revenir qu’après l’hommage rendu…biensur de retour en martinique, Le président s’est empressé d’aller en tribune rendre hommage à son plus honorable conccurrent… pratique renouvelée avec Feu Madame DORLEANS… Derrière votre beau français de france et vos belles manières… nous ne sommes plus dupes depuis bien longtemps… VIVE LA 3 EME VOIE…. JE N’ai jamais parlé d’exclure Mme LEOTIN, en revanche, je peux bien lui conseiller des séances de développement personnel afin qu’elle soit déconditionné et arr^te ses transferts sur nos enfants….VIVE LA 3 EME VOIE

  22. Vous qui voulez tant servir, “Réclamer une enquête sur le volet financier du lycée schelchoer: Qui gagnera quoi? qui perdra quoi… Combien untel et unetlle vont perdre ou gagner Là est la question… Vous avez l’âme d’un détective privé apparemment … que cela serve à la communauté… Nous avons besoin de sortir de l’Émotionnel un petit peu … le nerf de la guerre étant l’EURO….Posez vous les bonnes questions….

  23. Vous avez raison. Que Monsieur AMJ réponde à la proposition faite par Monsiuer SL afin de trouver une solution au profit de nos enfants et de toute la communauté scolaire. Toutefois, J’attends les réponses sur les éléments prouvant que le lycée doit disparaitre, sur les enjeux sous jacents de cette triste affaire. Il est très facile d’éluder. Les vraies réponses aux vraies questions….

  24. Bonjour Joe. En démocrate, Serge Letchimy autorise le débat d’idée ouvert sur son site. Je te remercie de toutes tes contributions qui font avancer ce débat. Je constate néanmoins qu’il y a de ta part une tentative de campagne de dénigrement de son action qui ne me semble pas être compatible avec le débat démocratique. Je souhaite attirer ton attention sur ce fait qui m’a été maintes fois signalé par les participants au débat. Merci de ta compréhension.

  25. Editeur,
    Je crois avoir été respectueux dans ma démarche. Je ne veux, ni ne cherche à dénigrer quiconque. j’ai trop de respect pour les uns et les autres.
    Il est facile de remarquer que je pose des questions, je m’inspire des écrits pour porter une contradiction constructive.
    Je ne demande pas de justification, mais au moins de m’éclairer sur mes questionnements et analyses.
    Même si les propos de certains sont durs à mon égard, je garde toujours le cap, le respect d’autrui.
    Alors Editeur, merci de me rassurer quant à ceux qui sur ce blog ne tiennent pas le même cap de respect que moi.
    Nous pouvons, malgré nos divergences faire avancer notre Martinique.

  26. « C’est un trait de mon caractère, disait-il, que le goût des honneurs et l’attachement aux titres. » Pendant 40 ans, cette passion pour le pouvoir et les honneurs ont conduit Edgar Faure à être plusieurs fois ministre et même chef de gouvernement sous les IV° et V° République. A ceux qui lui reprochaient d’être une girouette parce qu’il était inclassable et qu’il savait être opportuniste, Edgar Faure avait un jour répondu : « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ».

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