le 10 janvier: NON Ă l’article 74
2 janvier 2010Mes très chers compatriotes
Martiniquaises, Martiniquais,
Dans quelques jours, nous allons nous retrouver dans ce qu’il est convenu d’appeler une « Consultation ». Il s’agira pour nous de définir une position commune sur la question statutaire et, par là -même, sur l’avenir de la Martinique. C’est pour moi un moment important, un moment solennel.
En ce jour du 10 janvier 2010, nous devons sortir de l’écume des jours, quitter le marigot des querelles politiciennes, déserter le petit pitt des combats et cancans, pour hisser cette « Consultation » à l’échelle d’une ambition Martiniquaise. Un vote de dignité, de respect, d’attitude raisonnable et constructive, mais aussi, je l’espère, un vote d’audace et d’imagination, où des Martiniquais, ensemble, adopteront en pleine maturité politique, une démarche noble, et qui est la mieux conforme aux attentes et à l’intérêt de notre Peuple.
« Penser et agir Martiniquais », c’est aussi comprendre que nul ne saurait avoir raison tout seul, et que l’avenir de la Martinique passe par le travail collectif de tous les Martiniquais.
Déjà de nombreux Martiniquais nous rejoignent autour de la base irréductible d’une inscription dans une dynamique de responsabilité pleine.
J’ai parlé de dynamique de responsabilisation et ma démarche peut se résumer ainsi : à chaque étape, prendre ce qui peut être pris, et avancer pas à pas, et, comme le disait Aimé Césaire, garder chaque pas gagné en continuant d’avancer vers la responsabilité.
Voilà ce qu’il y a dans l’idée d’agir et de penser Martiniquais !
Car il n’y a pas que deux voies « le 73 » ou « le 74 », le destin ne nous réserve pas que deux caloges « le 73 » ou « le 74 » !
Entre le renoncement colonial à l’existence nationale (fut-ce dans le cadre d’une république française rénovée), et l’expression autoritaire d’un pouvoir sans contrepartie dans une société déchirée, il y a une troisième voie. Celle qui recherche patiemment les conditions de l’unité la plus large afin que la responsabilité soit vécue comme la récolte d’un fruit mûr plutôt que comme le forceps précipité par une fuite en avant opportuniste.
Il y a nécessairement une troisième voie car nous estimons que c’est à la Constitution de s’adapter aux aspirations du peuple et non le contraire.
C’EST POURQUOI NOUS PENSONS QU’IL FAUT
rassembler le peuple Martiniquais autour d’une collectivité unique assumant une dynamique de responsabilisation dans le pacte républicain français, et plus largement dans l’environnement européen, sans occulter ses acquis, ni son attachement au principe d’égalité des droits garanti par la Constitution. Une collectivité Martinique qui doit disposer, par le biais d’une Assemblée unique, du pouvoir de légiférer et de réglementer sur les aspects essentiels à la mise en oeuvre de son projet partagé d’épanouissement global.
C’EST POURQUOI NOUS PENSONS AUSSI QU’IL FAUT
installer immédiatement une Assemblée unique Martiniquaise, pour remplacer les actuelles institutions, qui reflète les réalités diverses du territoire, par un mode de scrutin qui assure à la fois une représentation proportionnelle et une assise majoritaire afin de faire en sorte que la représentativité colle au plus près des réalités si différentes, du Sud, du Centre et du Nord, que toutes les communes, tous les quartiers soient pris en compte au plus juste.Il s’agit d’une période de transition majeure, raisonnée et responsable, tenant compte de l’histoire de ce peuple, de son droit à protéger sa personnalité collective, pour créer les conditions d’une véritable mutation sociale, économique et culturelle, capable de répondre démocratiquement aux défis des temps modernes par une autonomie constitutionnalisée et pleinement assumée.
ET C’EST POURQUOI
LE 10 JANVIER 2010
NOUS DISONS NON
À L’ARTICLE 74
(tel que rédigé)
NON à une loi organique élaborée bien après le vote du peuple
Cette procédure prive les Martiniquais d’un choix souverain en toute connaissance de cause au moment du vote. Yo ka di mwen mayé le 10 janvié épi yo ka ba mwen an bag 3 ou 4 lanné pli ta, mé pesonn pa ka di si cé ké an bag an lô ou an bag an krizokal !!!
NON à la rupture avec le socle de l’égalité des droits
Nous parlons ici de préserver les grands principes républicains de solidarité, combat historique de nos aînés. Pour nous, le droit à la responsabilité et à l’initiative ne doit pas être assorti de sanctions.
NON à un passage en force à l’article 74 qui masque l’absence de politiques de développement ambitieuses et déterminantes
Le passage à une collectivité régie par l’article 74 nous est présenté sans véritable projet de développement. À ceux qui nous parlent d’agenda 21 et de SMDE (qui n’est qu’une commande du gouvernement français) nous disons que ces deux outils ne répondent ni de manière globale ni de manière concrète aux besoins et aux intérêts du peuple martiniquais.
NON au pouvoir pour le pouvoir, puisque les résolutions du congrès démontrent que la quasi totalité des compétences souhaitées relèvent de l’article 73, donc de l’identité législative, alors, pourquoi vouloir passer à l’article 74 ?
NON à des mesures de discrimination sur les droits d’établissement en Martinique, qui compromettent le statut de région ultrapériphérique, et ignorent une partie de nous-mêmes, à savoir plus de 200 000 Martiniquais qui vivent en France.
Serge Letchimy
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DITES MOI COMMENT UNE LOI ORGANIQUE VEUT SE FAIRE OU ETRE ELABOREE APRES LE VOTE DU PEUPLE OU A T ON DEJA VU CELA CAR LA LOI SE VOTE PAR LES PARLEMENTAIRES ET NON PAR LE PEUPLE TOUT DE MEME MEME POUR LA 3° VOIE VCETTE LOI NE SE FERA PAR LE PUEPLE ALORS ARRETEZ D EDIRE N IMPORTE QUOI OU CELA VEUT DIRE QUE JE NE COMPRENDS PAS LA CONSTITUTION FRANCAISE OU QUE J AI VRAIEMENT DU MAL A COMPRENDRE VOS PROPOS PUISSENT ILS ETRE VRAIS OU VERIDIQUES
Quelques petits rappels et définitions pour aider à comprendre
« Le cerveau de certains intellectuels fonctionne à la manière du tube digestif des animalcules élémentaires: il filtre pour ne retenir que ce qui peut alimenter leur bonne conscience de petits bourgeois suffisants et satisfaits »
(Aimé CESAIRE, Discours sur le colonialisme).
Définition : Loi référendaire
Les lois rĂ©fĂ©rendaires rĂ©sultent de l’adoption par rĂ©fĂ©rendum d’un projet de loi soumis au peuple par le PrĂ©sident de la RĂ©publique (art 11 Constitution).
Définition : Loi ordinaire
Les lois ordinaires sont votĂ©es par le Parlement dans l’une des matières prĂ©vues Ă l’article 34 de la Constitution.
Définition:loi organique
Loi dĂ©finissant l’action et le fonctionnement des institutions et organes publics, qui ont Ă©tĂ© créés par une loi antĂ©rieure. (article 45, 46, 47 de la constitution)
“Petit animal qu’on peut voir seulement qu’Ă l’aide du microscope dans certains liquides” j’ai enrichi mon vocabulaire… nouvel an, nouveau mot…
NON AU 74 ! NON Ă ces rĂ©volutionnaires de salon… de copinage… et de… (respectons le site de Mr LETCHIMY)
Mr LETCHIMY, martiniquais de Martinique, de France, d’Angleterre, d’Allemagne… tous ces gens de rĂ©sidence ou de naissance ont les yeux braquĂ©s sur vous pour un RENOUVEAU DE LA POLITIQUE EN MARTINIQUE !
Et le GĂ©nocide par substitution ? On n’en parle plus ? Se serait-il arrĂŞtĂ© ?
Manmay-la, tjenbé pou anasanm ansanm, nou palantjé péyi-a.
Toutt moun matinik lè 10 janvié, nou ka di 74 la : non - non et non !
Pour le 74, ce sera no passaran, il y va d’un pays pacifiĂ©, rĂ©conciliĂ© et prĂŞt Ă sa mutation vers une autonomie responsable et sereine -
La 3e voie n’est pas le statu-quo mais des nĂ©gociations avec les instances gouvernementales et lĂ©gislatives -
ARNETON, bon 74 Ă vous !
En espérant que le peuple qui a tout à perdre dans cette histoire ne va pas vous suivre vous et les autres irresponsables, et apprentis sorciers dans cette voie !
On nous parle d’enseignantes venues du froid dans les Ă©coles maternelles de Martinique, ce problème comme par magie sera rĂ©glĂ© avec le 74 !
s’il y’a corrections Ă apporter Ă la venue d’europĂ©ens sur le sol martiniquais, tout ceci doit se faire de façon graduelle, progressive et civillisĂ©e et surtout en ne prenant personne comme bouc-Ă©missaire car ce sont les 200 000 martiniquais Ă©tablis dans l’hexagone qui en paieront le prix… mais apparemment ce n’est pas votre affaire…
Si nous rentrons tous, qui va nous donner Ă bouffer vous peut-ĂŞtre ARNETON ? ou MARIE-JEANNE peut-ĂŞtre ?
Lorsque l’on voit vos propos irresponsables, il y’a vraiment de quoi ĂŞtre en colère !
Par ailleurs, nous verrons avec votre 74, comment sera appliquĂ©e l’article 72-2
Car l’Ă©tat ne va pas manquer de se dĂ©sengager et d’encourager un financement local sur les prĂ©rogatives que vous rĂ©clamez -
Rappelez vous la rĂ©ponse d’Yves JEGO Ă Gaston FLOSSE qui venait quĂ©mander des fonds pour du social :
“VOUS AVEZ VOULU UNE AUTONOMIE PLEINE ET ENTIERE ! EH BIEN ASSUMEZ ! “
Joe Arneton , arrĂŞtes, s’il te plait, l’histoire est en marche,ta tentative est vaine et en plus stupide. Comment peux tu imaginer un instant, qu’un parti comme le P.P.M puisse obtempĂ©rer Ă ta supplique complètement hors de propos ,un argumentaire vide, en face d’une dialectique aussi rationnelle que celle du maire de la capitale!! Faut pas rĂŞver mon gars.
Mais au de là de tout cela, quoi que tu dises , tu défends une cause douteuse, pour un combat douteux.
Que tu le veuilles ou non, le NON du 10 janvier ,c’est la revendication assumĂ©e du combat historique et conjoint de 1946 par les D.F.A, dans ce qu’elle comportait de promesses, d’espoir, et de recherche d’un meilleur ĂŞtre Ă©conomique, social et culturel Ă dĂ©finir, rechercher et mettre en oeuvre.
Et puis oĂą est il dĂ©montrĂ© qu’au terme de bientĂ´t 18 ans Ă la tĂŞte du conseil gĂ©nĂ©ral et bientĂ´t 12 ans Ă la tĂŞte du conseil rĂ©gional nos deux PrĂ©sidents portĂ©s par leur ambition politique et la recherche du pouvoir ont mis en oeuvre , les Ă©lĂ©ments de maitrise des outils de dĂ©veloppement qu’ils ont Ă leur disposition!
OĂą est il dĂ©montrĂ© qu’ils ont mis en oeuvre les conditions pour maitriser et utiliser les nouveaux instruments de pouvoir qu’ils ont eux mĂŞmes demandĂ©s et obtenus en 2003 avec la rĂ©forme de la constitution et la modification de l’art. 73?
JoĂ© y’en a marre, il faut cesser avec ce trouble obsessionnel compulsif qui caractĂ©rise les 74 istes en gĂ©nĂ©ral, cette revendication identitaire et statutaire permanente cachant en fait , une vraie revendication de rupture et de sĂ©paratisme , oui JoĂ© , nous souhaitons que disparaisse ce vieil atavisme revanchard , pour que ,rassemblĂ© dans ce d’aucun appelle le Peuple Martiniquais nous soyons enfin dĂ©terminĂ© et rĂ©solu Ă travailler au service d’une ambition collective pour un meilleur vivre dans notre pays Martinique et transcender le système de profitation qui perdure actuellement.
Pour permettre l’avènement de ce rassemblement nous appelons Ă voter NON le 10 janvier . Mais je ne pourrai terminer sans cette citation d’Antonin Artaud :
” Je mĂ©prise trop la vie pour qu’un changement quel qu’il soit qui se dĂ©velopperait dans le cadre des apparences puissent rien changer Ă ma dĂ©testable condition. Ce qui me sĂ©pare des surrĂ©alistes , c’est qu’ils aiment autant la vie que je la mĂ©prise.”