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‘Opinions’

Hommage à un grand martiniquais Camille Darsières

Samedi 14 mars 2009

Mais comment faire progresser son parti en ignorant le passé de ce parti ? Au PPM, nous avons pris dans le domaine de la formation des militants un retard considérable. Ce retard existe depuis très longtemps. Sauf au cours d’une courte période, 1970-1978, dont on peut suivre assez régulièrement l’évolution dans le Progressiste : périodicité, sujets traités, en tout cas inscrits à l’ordre du jour, notamment sur la question nationale, le problème de la formation des militants, n’a jamais occupé une place centrale dans nos préoccupations, malgré les appels ou les rappels fréquents de Camille et de Césaire.

Violences en martinique : Serge Letchimy en première ligne

Dimanche 8 mars 2009

Les manifestations sont légitimes, y compris les contremanifestations, cependant, un moment extrêmement tendu et peut être deux ou trois jours avant la signature d’un document cadre permettant d’aboutir sur une phase essentielle des revendications, a provoqué des heurts qui se sont transformés pratiquement en émeute et il a fallu véritablement beaucoup de détermination de tous pour appeler au calme et obtenir que les choses se règlent vers 19h00. Très difficile !

Castoriadis : Stopper la montée de l’insignifiance

Dimanche 1 mars 2009

En ces temps de « non- pensée » il manque la voix de Cornelius Castoriadis, ce dissident essentiel . Il n’a pas sombré dans le renoncement esthète et l’apathie repue qui dit : « Tout se vaut, tout est vu, tout est vain. » Il dénonce une élite politique réduite à l’intégrisme néolibéral, et souligne aussi la responsabilité du « citoyen » que la précarité désengage de l’activité civique. Silencieusement, s’est mise en place cette formidable régression : une non-pensée produisant cette non-société.
Par Cornelius Castoriadis

Alexandre ALARIC : Martinique déclaration d’état d’urgence

Vendredi 27 février 2009

Quelque chose s’est brisée dans ce système global et les signes de cette rupture ne furent pas considérés à leur juste valeur par les politiques et les élites enfermées qu’elles furent (et le sont toujours) dans leur sphères de représentations. Ils ne virent rien venir aveuglés par les logiques de leur ordre. Ils ne surent pas évaluer les signes, ils ne virent donc pas venir les conséquences de la contradiction intolérable de l’organisation économique politique et sociale de ces sociétés avec leur statut de régions européennes ultra–périphériques qui les contraignait à la mutation aux frontières de la zone euro et de la zone dollar, en exacerbant la violence du consumérisme et surtout de son spectacle.

Fred JEAN-BART : Et la culture d’entreprise ?

Vendredi 27 février 2009

j’ai le sentiment d’assister à la profusion d’un discours profondément anti patrons comme si cette race de martiniquais était subitement devenue, l’espace d’un conflit, les parias de notre société et qu’il fallait, crise oblige, la montrer du doigt.

Serge SOUFFLEUR : Sociologie d’un mécontentement

Mercredi 25 février 2009

Ces houles de fond ont poussé et jeté sur la grève des revendications fondées et fondamentales, des hommes et des femmes que le désarroi et l’angoisse face à la cherté de la vie étreignent douloureusement. Ils ne sont pas d’un parti politique spécifique, d’un syndicat, d’une religion, d’une secte, d’une caste, d’une communauté, d’une race particuliers. Ils ne sont rien de tout cela ; mais ils sont tout cela à la fois.

Jean CRUSOL : Répondre à la crise sociale aux Antilles-Guyane

Mercredi 25 février 2009

D’autre part, les nombreux intermédiaires intervenant dans les circuits d’importation, importateurs, compagnies maritimes, transitaires, Etat et collectivités locales pour les taxes douanières et l’octroi de mer, Chambre de commerce et d’industrie pour les frais et taxes portuaires, grossistes, grande distribution, détaillants, prélèvent leurs marges au passage sur les produits importés. Ainsi les prix rendus sur le marché des Antilles et de la Guyane représentent le double, le triple, voire parfois plus… du prix d’origine sur le marché métropolitain ou extérieur.

Daniel Compère : Guadeloupe Martinique une crise sans précédent

Mercredi 25 février 2009

C’est pourquoi notre Parti, le PPM, se retrouve tout naturellement aux côtés des travailleurs-consommateurs et mobilise ses militants. Notre Président d’honneur Aimé CESAIRE me répondait en substance il y a une trentaine d’années –alors que je me plaignais que le PPM ne fût pas plus présent sur le front social - : « Le PPM, c’est le Parti Progressiste Martiniquais ; nous aurions aussi bien pu l’appeler Parti du Peuple Martiniquais, tant il en reflète les qualités et les défauts … ». Les vicissitudes et les difficultés du peuple traversent en effet nos balisiers et nos congrès ; nos militants sont DU peuple et DANS le peuple.

Martinique : Contribution de Kenjah

Jeudi 12 février 2009

Ce n’est pas seulement de yaourts moins chers qu’il nous faut, mais surtout que tout le monde puisse s’offrir des yaourts. Non pas seulement soulager les salariés, mais permettre aux exclus de vivre en toute dignité humaine. Pour que la vie change. Réellement.

Martinique : Contribution d’Elisabeth Landi

Mardi 10 février 2009

La situation que nous vivons en ce moment est inédite, les mécanismes de gestion de crise échouent jusqu’à présent contre ce mouvement social d’une ampleur incontestée depuis des décennies.
Quelque chose donc de l’ordre d’une brèche intervient par l’exaspération des forces sociales dans le tissu des mécanismes de règlementation jusqu’alors en vigueur. On peut parler aujourd’hui de véritable « révolution sociale ».